Mon Pinocchio

Mon Pinocchio Angèle

 

Théâtre d’ombres, de marionnettes et papier
Dès 6 ans
Durée 1h10

 

Il y a bien longtemps déjà que je souhaitais reprendre la belle histoire de Pinocchio, le pantin au grand cœur !…
D’abord parce que pour un marionnettiste, monter Pinocchio c’est à la fois un « passage obligé » et une « pierre de touche « artistique » – un peu comme jouer Hamlet ou Dom Juan quand on est un homme de théâtre. 
Ensuite parce que pour moi les aventures de Pinocchio ont une présence et une densité extraordinaires, qui dépassent largement la rencontre cocasse d’une poupée de bois affublée d’un long nez et de grandes oreilles.
Pinocchio nous parle cœur à cœur des souffrances et des grandes espérances de l’enfance. Cet enfant-pantin c’est l’enfant sauvage, l’enfant perdu et recueilli, l’enfant différent, le « mauvais garçon » fragile et tendre.
Ses aventures sont réellement initiatiques. Pinocchio prend le risque de partir à la découverte du monde. Et c’est pour cela que tous les enfants l’admirent, l’envient et l’aiment.
Par des « chemins de traverse » Pinocchio invente sa vie. « Tout enfant a droit à une histoire glorieuse » soulignait Diatkine. Pourtant au départ, l’entrée dans la vie est difficile pour Pinocchio. On oublie trop que le pantin connait d’abord le froid, la faim, la solitude. Il découvre ensuite la tromperie, l’égoïsme, la violence gratuite…
Il est plein de douleurs, d’infirmités, les pieds brulés, des oreilles d’âne, un nez désobéissant…

Mais Pinocchio est courageux et sa tête de bois est résistante et lui permet d’avoir « de la suite dans les idées ». En fait, il n’est dépassé que par la taille de ses rêves et de son besoin de tendresse !
Autant que les peines de l’enfance, le livre de Collodi raconte le mal à être adulte et parent. Gepetto et la fée mesurent « comme il est difficile d’apprivoiser un enfant blessé », de recueillir un enfant perdu.
Gepetto c’est bien sûr le créateur de Pinocchio mais il ne devient vraiment son père que lentement. Comme tout père il voudrait que son enfant protège « ses vieux jours » et vive la vie qu’il n’a pas vécue. Mais il est vite déçu et désemparé. Il sait pourtant toujours comprendre, pardonner, redonner une chance à Pinocchio et lui refaire confiance.
La fée est dans l’ouvrage de Collodi un personnage plus étrange. A la fois, elle n’existe pas – ou elle ne vit plus- ce n’est pas la mère de Pinocchio mais elle est en même temps la sœur et la protectrice. Elle tient plus aisément son rôle d’adulte que Gepetto. Elle est plus exigeante, presque « dure », quand elle parle de la maladie et de la mort qui guette les enfants désobéissants.
C’est le personnage que j’ai choisi de transformer le plus par rapport à l’histoire originale pour réduire  son coté pour moi trop moralisateur et magique.
J’ai préféré lui donner l’aspect d’une de ces vieilles dames qui accueillent tous les éclopés de la vie, les enfants comme les chiens battus, une pauvre et brave femme qui partage son pain sans attendre d’autre reconnaissance que le bonheur retrouvé.
Cette mère adoptive sait aussi devenir la conseillère patiente, la nourrice des âmes…
Pour moi, les vraies fées sont celles qui ont le courage simple du quotidien, cette intuition de l’équilibre entre la tendresse et l’énergie nécessaire pour sauver des vies fragiles comme celle de Pinocchio.

 

J’ai donc avec mon Pinocchio réinventé une fée.
Par contre, j’espère avoir réussi  avec mon coscénariste Didier de Calan  à conserver l’humour et le pessimisme joyeux de l’histoire de Collodi.
Savoir rire « aux larmes », et « rire en larmes »…
…avec Maître Cerise qui apprend « l’arithmétique aux fourmis ».
…avec Gepetto qui lorsqu’il a faim, « dessine sur le mur une marmite qui bout joyeusement »
…avec la famille des Pinocchi : le père Pinocchio, la mère Pinocchia, les enfants Pinocchi.
Tous menaient la bonne vie : le plus riche d’entre eux était mendiant !

 

Pinocchio c’est au-delà des obstacles et des misères un hymne éternel à la vie.
Et c’est ainsi qu’à la fin de l’histoire, l’enfant pantin saura retrouver son vieux père, et à son tour le relever, « Appuyez vous sur moi, cher petit papa, et allons y. Nous marcherons tout doucement comme des fourmis et quand nous serons fatigués nous nous arrêterons au bord du chemin… » 

Jean-Pierre Lescot 

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Adaptation de l’œuvre de Carlo Collodi

Scénario : Didier de Calan – Jean-Pierre Lescot

Texte :  Didier de Calan

Mise en scène/scénographie/graphisme lumière/sculpture : Jean-Pierre Lescot

Musique : Antoine Denize

Assistance à la mise en scène : Colette Micoud-Terreau- Jean Massard

Réalisation : Couturier Stéphane – Jean Massard – Stéphane Villière – Natacha Stoyanova

Manipulation : Couturier Stéphane – Jean Massard – Stéphane Villière

Régie lumière : Colette Micoud – Terreau

Remerciements pour leur collaboration et participation artistique : Antoine, Emile, Sophie Denize – Elise et François Grosjean – Pascal Deboffle

Administration :
Directeur : Jean-Pierre Lescot

Administration et communication :
Compagnie Jean-Pierre LESCOT
9, rue Pasteur – 94120 Fontenay-sous-Bois
Tél : 01 48 76 59 39 – Fax : 01 48 76 46 85 –
e.mail : ciejplescot.phosphenes@wanadoo.fr

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