[lunionpresse.fr] Le beau cadeau de Jean-Pierre Lescot

CHARLEVILLE-MEZIERES (08). Figure majeure de la marionnette française, Jean-Pierre Lescot revient, avec une expo, sur le rapport intime qu’il entretient avec Vincent Van Gogh.

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En 1999, le marionnettiste Jean-Pierre Lescot a créé un spectacle intitulé Quelques images pour Vincent, hommage au peintre Vincent Van Gogh, qui a joué un rôle essentiel dans sa vie artistique. Double cadeau, Jean-Pierre Lescot offre au public carolomacérien une superbe exposition constituée de pièces issues de ce spectacle, qu’il a choisies par ailleurs d’offrir au musée de l’Ardenne pour enrichir sa collection de marionnettes. « Nous ne pourrons évidemment pas les exposer toutes en même temps » explique le conservateur Alain Tourneux, « mais c’est un très beau cadeau pour le musée et nous présenterons certaines pièces périodiquement dans la salle consacrée aux marionnettes ».

Maître des ombres et de la lumière

Jean-Pierre Lescot travaillait déjà depuis plus de 30 ans sur la marionnette et le théâtre d’ombre, lorsqu’il créa La balade de Vincent. « Ce fut un moment très particulier de mon parcours artistique ». « Dans l’œuvre de Van Gogh, je reconnaissais tout ce qui me hante : le double, la présence de l’absence, les lumières dans la nuit, l’obscurité des jours, la recherche de demain sur les chemins d’autrefois et d’hier. Et tout cela magnifié comme la couleur et la lumière par la transparence d’un vitrail » écrit Jean-Pierre Lescot en préambule à l’exposition. Il a voulu prolonger cette osmose en créant ce spectacle, qui trouve ici son prolongement par une magnifique exposition.

Produite par le festival, cette Balade de Vincent a été scénographiée par Jean-Luc Félix, le président du festival lui-même. Il est vrai qu’une osmose totale existe aussi entre Jean-Pierre Lescot et le festival, auquel il participe depuis 1972. On comprend combien le marionnettiste, maître des ombres, a pu être attiré par Van Gogh. Il se dit fasciné par « le décalage entre, d’une part, la douleur et la souffrance du peintre, et cette manière d’aller vers le soleil, de s’éloigner de l’ombre de la douleur ». Au public de découvrir au musée de l’Ardenne, jusqu’au 29 septembre, de 10 heures à 21 heures, cette corrélation entre l’univers des deux artistes.

Publié le 23/09/2013

Par Mirko SPASIC sur lunionpresse.fr

Article original : ICI

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