Le Maître du Jardin

portrait Yves

LES ARTISTES

LE MAÎTRE DU JARDIN

Un opéra d’après un conte arménien de tradition orale

jardin

« Il était une fois un roi d’Arménie…

Au centre de ses jardins pleins de fleurs et d’arbres rares, poussait un rosier chétif et pourtant précieux entre tous : Anmahakan était son nom. Jamais ce rosier n’avait pu fleurir. Si il était choyé plus qu’une femme aimée, c’était qu’on espérait une rose de lui, l’Unique dont parlait les vieux livres. Il était dit ceci : « Sur le rosier Anmahakan, un jour viendra la rose généreuse, celle qui donnera au Maitre du Jardin, l’éternelle jeunesse… »

Le récit met en scène le Roi d’Arménie qui voudrait détenir pour lui seul le pouvoir de la rose « Anmahakan ». Cette rose symbolise la perfection achevée telle un centre mystique, un réceptacle de vie régénératrice à l’infini. Il imagine que si ce rosier fleurit dans ses jardins, il aurait droit à l’immortalité….


NOTES DE MISE EN SCÈNE

« Ce conte est d’une puissance allégorique peu commune. Cette grande force, cette portée universelle viendrait-elle de ses origines ? Par sa position géographique et son histoire, l’Arménie est une véritable croisée des chemins culturels.

Il était une fois…

On raconte que…

La forme du conte n’est pas anodine et induit, par elle-même, une action théâtrale particulière qui fait appel à nos souvenirs ancestraux. Un conte, cela se dit, s’enseigne presque, s’écoute, se partage et se répète. Cela se joue aussi. Les divers personnages de cet opéra seront là pour nous rappeler tout cela […]. Les éléments de décors et les costumes s’inspireront de l’imagerie traditionnelle arménienne […].

C’est presque une fable que le Maître du Jardin – […] il ne s’agit pas seulement ici du méchant puni et du vertueux récompensé. Une fable qui nous enseigne le pouvoir de la parole, véritable antidote au poison du non-dit, et à l’égo tout puissant, une fable qui nous dit que celui qui partage et qui prend soin accède à son l’immortalité, que la volonté, quand elle est mue par le désir vrai et l’amour, permet tout. Même de faire éclore une rose sur du bois que l’on croyait sec. »   – Yves Coudray, Metteur en scène

L’ARGUMENT :

« Ce conte de Sages de l’Arménie illustre la vanité du pouvoir qui entraine à se penser hors la loi et illustre également le rétrécissement de la vie lorsque le centre ne peut être que soi-même sans l’autre, hors des échanges affectifs. Comme dans tous les contes de tradition orale des premiers siècles, ce conte arménien nous entraine aux origines de la vie sous le signe de la parole qui met en lien. Il est question de la force de l’altérité consentie qui enrichit autant celui qui parle que celui qui écoute. Le jardin est une représentation de notre vie humaine et des différentes voies ouvertes à chacun pour la faire fructifier […]. »  – Yves Coudray

En savoir plus sur la mise en scène et la scénographie : voir la plaquette de l’opéra

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Yves Coudray, metteur en scène


NOTES DU COMPOSITEUR

« Dès la lecture de ce conte arménien, des lignes musicales se sont imposées en moi. La profondeur de son message universel m’a bouleversé. J’ai toujours pensé que l’Arménie se trouvait au croisement des civilisations depuis la nuit des temps. Ce conte ancestral nous transmet l’essentiel pour la vie de chacun, c’est-à-dire : aimer.

Pour moi, toute la souffrance de mon peuple porte le symbole de la souffrance de l’humanité toute entière. Je ressens à quel point l’Arménie représente la conscience maltraitée universelle. La musique arménienne est nourrie de cette alchimie des quatre coins de l’horizon. Pour cette raison, j’ai souhaité que nous puissions entendre les sources réunies de la musique occidentale et orientale.

Pour moi, il me parait évident que la nouvelle musique va naitre de ce mariage et créer ainsi une réconciliation entre ces deux mondes. L’occident ne peut que s’enrichir à se tourner vers l’orient.

Je suis persuadé que l’Amour est la sève de toute l’existence. L’Amour règne dans les univers les plus divers de notre terre. Il règne dans chaque goutte d’eau, dans les étoiles, dans la mer, dans tout ce qui vit, respire, rayonne, crie, souffre, pleure, chante et rit ! Mais dans son ignorance, l’homme a réussi à maltraiter l’amour à tous les niveaux de sa vie : intime, sociale, intellectuelle, et spirituelle. Le plus grave à mes yeux, c’est que l’Homme se maltraite lui même. Il est sourd à la voix de son Ame qui n’aspire pourtant qu’à une seule chose : c’est d’éclore. Mais pour cela, elle doit être fécondée par l’Amour.

L’Ame humaine n’a qu’un désir : c’est d’être aimée, simplement aimée – d’une façon inconditionnelle car l’Amour ne peut être qu’inconditionnel. Laissons l’Amour, qui vit en chacun de nous, accéder à notre Ame. Elle sera vivifiée comme le Rosier Anmahakan, lui même vivifié par l’Amour inconditionnel de Samvel.

Peut être arrivera le jour où nous n’aurons plus besoin d’utiliser le mot inconditionnel car seul subsistera l’Amour ! »

–   Suren Shahi-Djanyan, Paris mai 2013


LA DISTRIBUTION

Compositeur et chef d’orchestre : Suren Shahi-Djanyan

Livret : Danielle Dalloz

Mise en scène : Yves Coudray

Décorateur/Scénographe : Damien Shoêvaêrt-Brossault

Chœur : C’POP (15 chanteurs)

La Rose : Malia Bendi-Merad (soprano)

Le Roi : Christian Termis (acteur)

Samvel : Romain Champion (Ténor)

Le 12ème jardinier : Christophe Schuwey

Le narrateur : Vincent Pavesi (Basse profonde)

Pianiste : Antoine Terny

Percussionniste : Benjamin Sick

Marionnettiste: Isabelle Irène

En savoir plus sur les artistes


LES DATES DE LA REPRÉSENTATION

Création à La Péniche Opéra :

Samedi 4 avril à 20h30

Dimanche 5 avril à 16h

Lundi 6 avril à 20h30

Réservez via La Péniche Opéra

affiche Raspail

Représentations au Théâtre Raspail  – 216 bd Raspail – 75014 Paris

Samedi 27 juin à 16h et 20h

Dimanche 28 juin à 19h

Réservation: 01.40.05.02.98 ou par mail: missives@wanadoo.fr

Partenaires: ADAMI – SPEDIDAM 

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