Monsieur Clément ou la bonne humeur des coquillages

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Monsieur Clément est gardien de phare, un phare perdu au milieu de l’océan et du vent.
Il est gardien de phare comme Clothaire son arrière-grand-père, comme son grand-père et son père mort à la guerre.

Mais Clément est un gardien de phare un peu différent depuis qu’il y a un an, il est tombé amoureux de Mademoiselle Hélène, Hélène aux yeux bleus.

Depuis un an, Clément écrit des lettres à Mademoiselle Hélène, beaucoup de lettres, des centaines de lettres pour lui dire qu’il l’aime, mais aussi pour lui dire les raisons qui l’empêche de la rejoindre : la maladie de l’oiseau Octave, l’héritage de ses parents, son déménagement encombrant ou tout simplement le mauvais temps.

La vérité est peut-être plus simple. Clément n’ose pas dire à Hélène que la mer lui fait peur et que le bateau lui donne mal au cœur.
Il rêve donc au phare avec l’oiseau Octave, Octave l’aigre qui ne cesse de dénigrer toutes les entreprises de Clément.

Heureusement, il y a le rat Aristide, rat mais surtout philosophe et anglais, qui encourage Clément à prendre le chemin des amoureux.
Mais Clément hésite pourtant à prendre le large, et de faux départ en départ raté, il resterait peut-être toujours au phare, si un jour d’orage il n’y avait l’arrivée de Barbe Noire, corsaire et amoureux depuis trois cent ans, pour redonner à Clément le courage de la vie et de l’amour.

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Auteur, metteur en scène Jean-Pierre Lescot

Texte Didier De Calan

Musique Jacques Coutureau – Emmanuelle Parennin

Enregistrement de la musique M.C. du Havre

Manipulation Jean-Pierre Lescot, Jean Massard, Stéphane Couturier ou Colette Micoud Terreau

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(c) Laura Dyens

Festival Offenbach d’Etretat. Du 6 au 10 août 2013.

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Philippe Hui participera au festival Offenbach d’Etretat qui se tiendra du 6 au 10 août 2013. Vous pourrez le voir le jeudi 8 et le samedi 10 août dans l’opéra-bouffe L’Île de Tulipatan.

Affiche  Offenbach 201320h30 Les Bouffes Etretatais (Salle A.Boissaye) – 22€

L’île de Tulipatan, Opéra-Bouffe en un acte de Jacques Offenbach

avec

Hermosa : Marc Larcher

Théodorine : Edwige Bourdy

Alexis : Clémence Olivier

Romboïdal : Pierre Catala

Cacatois XXII : Franck Leguérinel                                                                                

Mise en scène : Yves Coudray

Costumes : Michel Ronvaux

Chefs de chant : Nina Uhari et Philippe Hui

Lumières : Quentin Régnier

Bal-concert après l’entracte

Plus d’informations sur le festival : ici

Monsieur Clément ou la bonne humeur des coquillages – Revue de Presse

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Avec le spectacle de la Compagnie Jean-Pierre Lescot, la poésie jette l’encre.
C’est une très belle balade imaginative et sensible.
Elle respire de poésie entre le rêve et la beauté. Une beauté dont l’un des non moindres aspects est cette animation, cette manipulation à vue quasiment magique des personnages.
LA REPUBLIQUE DU CENTRE

C’est beau, c’est très beau,
« Monsieur Clément ou la bonne humeur des coquillages »
A la mer, il emprunte la clarté bleutée, la musique des vagues et l’évasion onirique.
Le tout sur fond d’amour et de tendresse. Allez vous plonger dans ce grand livre d’images animées, merveilleusement écrit, dessiné et colorié par Jean-Pierre Lescot. Voilà un bain de jouvence propre à vous peinturlurer l’âme et le cœur aux couleurs de l’enfance ; un instant de poésie qui est une bouffée d’air pur dans la prosaïque des temps présents.
LE COURRIER

Passer trois quarts d’heure avec « Monsieur Clément » c’est laisser convaincre qu’il existe un terrain où rêve des grands et émerveillements des petits peuvent se rencontrer.
DAUPHINE

Présenté comme un grand livre d’images d’où naissent les séquences animées avec des marionnettes manipulées à vue, ce spectacle charmant allie la netteté du trait et des couleurs à la tendresse et à la bonne humeur du propos. Au rythme des nuages, des orages, du vent et des vagues, ponctué par une musique souriante, le rêve prend la mer…
LE MONDE DE L’EDUCATION – André Cabanis

Projet « K.O. Debout » – Création janvier 2014

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© Jean-Pierre Lescot

Le scénario

            1929, aux Etats-Unis.

            Le destin hors du commun d’un champion du monde de boxe, incompréhensiblement déchu de son titre par un challenger improbable. Un journaliste décide de mener l’enquête. Il mettra à jour des pratiques plus que douteuses – combat truqué, paris suspects, la mafia est derrière l’affaire.

            Ce journaliste scrupuleux se verra mis sur la touche par la rédaction de son propre quotidien qui, menacé de faillite, décide de se tourner vers le sensationnel pour appâter le lecteur. Il rédigera alors un ouvrage dans lequel il fera le point sur ses révélations. De cette galerie de portraits, émergent plusieurs figures : celle de la mère du jeune boxeur, elle-même victime désignée de toutes les exclusions sociales ; celle d’un beau-père aculé à des  dettes de jeu et capable alors de toutes les bassesses, jusqu’à organiser le complot final ; celle d’un jeune boxeur promis à toutes les gloires, mais dont le destin individuel ne pèse d’aucun poids devant les intérêts financiers. Car, avec ce K.O. debout, Charly perdra le combat mais surtout la mémoire. Il finira sa vie dans un asile.

            Quant au journaliste, il lui en coûtera la vie car il est, en 1929, des choses dont on ne saurait parler impunément.

Les thèmes abordés

. A travers la quête du journaliste, c’est bien la question de la vérité qui se pose : la vérité d’une vie, la vérité des faits, la mise à jour des intérêts qui manipulent l’information et, en fin de compte, nos propres vies.

. Le personnage de la mère réaffirme le poids des convenances sociales. Exclue de son propre milieu familial (pour cause de grossesse hors mariage), elle traînera sa déchéance comme un boulet jusqu’à ce que la réussite – éphémère – de son fils lui fasse entrevoir une rédemption.

. Le fils, pour sa part, nous dit que la réussite sociale, érigée en principe sacro-saint par la société médiatique, se paie au prix fort – ici, celui de sa vie.

© Jean-Pierre Lescot

Une métaphore

        La période historique a valeur métaphorique. L’Amérique de la réussite, l’explosion des empires de la communication, le choix même des milieux pugilistiques (se  battre et gagner), la ténacité d’un « cœur pur » symbolisent ce monde dans lequel nous sommes entrés après la Grande Guerre. Les récents événements internationaux confirment que nous n’en sommes pas sortis.

            C’est pourquoi cette fable qu’est « K.O. debout » a tant de résonances actuelles. Le combat « pour la vérité » – ici, la dénonciation de la main-mise de l’argent sur le sport – est de toutes les époques et, s’il est des combats plus glorieux (on songe à celui de Galilée face à l’Inquisition), sa leçon n’en a pas moins de force.

 

Une approche pluri-artistique

            « K.O. debout » se verra décliner sur trois modes :

            . littéraire : un album verra le jour au printemps 2013. Son écriture a été confié à Roger Wallet, romancier et nouvelliste, qui sera également le co-auteur des versions scéniques. L’illustration sera assurée par un jeune dessinateur (école Estienne) prometteur qui signe ses productions du pseudonyme de Pardon. Parution prévue : juin 2013 ;

            . scénique grande forme, objet du présent dossier : spectacle grand plateau dans la tradition des productions de la Cie Jean-Pierre Lescot : trois manipulateurs, un responsable du son, des silhouettes recourant aux modes d’animation qui ont fait la singularité de la Cie. Création : fin janvier 2014 ;

            . scénique petite forme : spectacle léger destiné à tous lieux, qui traitera du même thème sur le mode Karageuz turc : silhouettes noires articulées dans un registre satirique et vif. Création au printemps 2014.

© Jean-Pierre Lescot

 

Le spectacle grande forme

            Les choix scénographiques ne sont pas arrêtés mais il pourrait faire appel, outre aux manipulateurs, à un comédien. Trois personnes « sur » le plateau et une en régie. A quoi s’ajoutera la présence du metteur en scène.

            L’esthétique générale du spectacle sera très cinématographique, avec un découpage nerveux et le choix du gros plan comme mode expressif du tragique. Dans le même temps, le traitement télévisuel de l’information trouvera à s’exprimer dans la dramaturgie qui jouera des oppositions, des heurts, pour trouver un rythme interne assez proche de celui d’un combat sur le ring. On jouera des certitudes d’un instant, des revirements, des surprises avant que s’installe la mécanique qui conduira au dévoilement de la vérité – le combat a été truqué – et à la chute de celui qui l’aura révélée.

            Il y aura comme dans les précédentes créations de la Cie, superpositions d’arrière-plans colorés et animés (pluie…)

            La musique – gospel et blues – jouera un rôle important pour rythmer les scènes.

            Durée du spectacle : 1h/1h10

© Jean-Pierre Lescot