La Tortue Noire revient en France après « Mémoires d’un sablier » présentés dans le IN du Festival Mondial des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières.
En mai 2018, la Cie joue la courte forme, avec « Le Grand Oeuvre« , un spectacle de 20 mn en théâtre d’objets et poésie visuelle, une véritable Ode à la création.
L’Histoire : Au coeur d’un laboratoire médiéval, un alchimiste se livre à des expériences mystérieuses. Sous ses mains magiques et nos yeux éblouis, les objets se transforment, ses pensées prennent vie et un étrange univers s’anime au-dessus de sa tête. Symbolisant la Terre, le crâne de l’homme devient porteur de ses visions lumineuses axées sur la création du monde.
Ce spectacle sans paroles propose par l’ingéniosité de sa conception sonore et visuelle une vision empirique et sinueuse du bouleversement de l’humanité, une ode à la création.
DATES DES REPRÉSENTATIONS :
Séances scolaires : Lundi 14 mai 2018 à 14h30 et du Mardi 15 au vendredi 18 mai à 10h30 et 14h30 Séance Tout Public :
Samedi 19 mai à 18h – Tarifs 5€ (enf) 10€-12€
CENTRE CULTUREL LA RUE
38 rue François Coppée – 94520 Mandres-les-Roses
Voiture conseillée, sinon :
RER A jusqu’à Boissy-Saint-Léger puis bus 23 jusqu’à » Chemin Vert ».
réservations tout public : contact.rue@orange.fr contact professionnels : lalocomotive5@orange.fr – Tel: 06 87 37 35 17
Après » Albert Herring » en 2016, Yves Coudray a été de nouveau invité par Anne Constantin et Esthel Durand, Professeurs des classes de chant du Conservatoire de Boulogne Billancourt, pour mettre en scène » La Vie Parisienne » avec les élèves de chant et de danse du Conservatoire. Gros succès pour la première de cet Opéra-Bouffe en 4 actes sur la musique de Jacques Offenbach et un livret de Meilhac et Halévy et qui fut créé par le trio gagnant en 1866 au Théâtre du Palais-Royal à Paris.
Bien plus que l’anecdote des tribulations d’un baron suédois devenu le jouet de la rivalité entre Gardefeu et Bobinet, ce qui reste de La Vie parisienne, c’est son rythme, son rythme haletant jusqu’à la trépidation, c’est le tempo de la Ville Lumière qui se confond avec celui de la musique d’Offenbach. Ce rythme qui, aujourd’hui encore, pousse le Parisien – d’où qu’il soit – à courir, sans trop savoir pourquoi, juste pour être dans le mouvement, ou peut-être juste pour oublier qu’il court sans but véritable, parce que c’est l’énergie de la ville qui l’exige. Mais ne serions-nous pas à la fois générateurs et victimes de cette trépidation ? Et si le tourbillon s’arrêtait ?…
Yves Coudray, mise en scène
Classes de chant d’Anne Constantinet Esthel Durand Chœur de chambre dirigé par Marianne Guengard, Classes de danse de Mélanie Hurel et Fabienne Ozanne
Delphine Dussaux, direction musicale et piano
Chanteur invité: Antoine Mathieu ( Le Baron de Gondremark)
Spectacle de « comique troupier » avec Pierre Méchanick (chansons) accompagné par Erika Guiomar ou Sylvie Lechevalier (piano) sur les chansons des « piou-piou » de l’époque de la Grande guerre.
C’est l’histoire sentimentale et désoeuvrée d’un pioupiou de la grande guerre au travers des chansons grivoises et humoristiques de l’époque. Imaginez un jeune Français, un conscrit, un bleu. Au sortir du conseil de révision, il a été triplement reconnu « bon pour le service », « bon pour les femmes », « bon pour la vie ». Nous sommes quelques années avant la guerre de 14, l’une des plus dures, à tout jamais que le monde ait connue. Déraciné, éloigné des êtres aimés, il est happé par cet environnement très masculin qu’est la caserne.
Il raconte, il chante l’apprentissage militaire, la chambrée, les copains, les femmes, l’ennui. Cela compense le son moins harmonieux des canons, ou plus désagréable, de la pluie qui finit par transformer en marécage de boue le cantonnement. Faisant preuve d’un héroïsme de carton pâte, drôle mais inutile, il présage du conflit à venir et se tient prêt à défendre la patrie.
Mais là où le rire et la tendresse pouvaient relever le moral des troupes, surviennent quelques temps plus tard, le chagrin et la colère, qui, au moment de l’offensive du « Chemin des Dames » en avril 1917, substitueront aux paroles insouciantes de la Madelon, la terrible chanson de Craonne, composée par les Poilus dans les tranchées : « Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes… »
Imaginez et écoutez un siècle plus tard ces chansons aux rythmes entraînants, aux mélodies volubiles et parfois solennelles qui parlent des soldats et de la guerre : c’est la musique au fusil !
L’orchestre de chambre de la Philharmonie des deux mondes, sous la baguette de Philippe Hui, est venu des Pays de la Loire pour présenter au Théâtre du Beffroi à Montrouge (92), son programme » Lumières », dans la magnifique salle Moëbus, remplie d’un public de près de 500 mélomanes. Retour en images de cette belle soirée. Photos: Laura Dyens.
Les répétitions:
Concerto pour 4 violons de Vivaldi (répétition)
Sérénade de Dvorak
Concerto pour 2 violoncelles en sol mineur de Antonio VIVALDI
Concerto pour violon et hautbois en ré mineur de Johann-Sébastian BACH
Concerto pour violon et hautbois en ré mineur de Johann-Sébastian BACH
Le chef Philippe Hui
Et les photos du concert
Concerto pour Violon et Hautbois de Bach
Concerto pour 2 violoncelles en sol mineur de Antonio VIVALDI
Concerto pour violon et hautbois en ré mineur de Johann-Sébastian BACH
Demandez le programme:
Concerto pour 4 violons en si mineur de Antonio VIVALDI (1678-1741)
Pauline Queffelec et Stéphane Oster : Violoncellistes soliste, Thomas Fouqueray, Violoncelliste
Sophie Delbende, Hautboïste,
Mathieu Delamarre, Victor Pinçon : Contrebassistes
En savoir plus sur le programme
On prête à Igor Stravinsky ce mot cruel : Vivaldi a écrit 600 concertos, c’est 600 fois le même… Bien sûr, on peut légitimement préférer les grands concertos romantiques (Beethoven, Brahms, Chopin, Tchaïkovsky…) qui sont comme l’apogée de cet exercice. Mais ces sommets de l’art musical n’auraient pas existé sans les précurseurs dont on trouve au premier rang Bach et surtout Vivaldi.
Le concerto naissant, à la charnière entre le 17ème et 18ème siècle, commence à privilégier un ou plusieurs instruments, dans une forme de hiérarchisation timide au début, et qui s’installera solidement au fur et à mesure de l’avancement dans le temps.
Vivaldi choisira de multiples combinaisons à un ou plusieurs instruments, violons, flûtes, guitares, mandolines, violoncelles etc…, laboratoire vivant d’un précurseur génial.
Bach enrichira le répertoire du concerto en utilisant toute sa science du contrepoint, préfigurant par les dialogues qu’il installe entre les instruments solistes et le reste de l’orchestre, ce qui deviendra le concerto moderne. On notera que Bach rendra d’ailleurs un hommage appuyé à Vivaldi en reprenant plusieurs de ses oeuvres et en les adaptant. C’est le cas du concerto pour 4 violons de ce programme qui deviendra avec le compositeur allemand un concerto pour 4 claviers.
Après le feu d’artifices de solistes rivalisant harmonieusement, et dialoguant malicieusement avec leurs complices de l’orchestre dans les concertos de Bach et Vivaldi, il était normal de proposer à votre écoute la sérénade pour cordes de Dvorak, tant cette oeuvre fait la part belle à tous les musiciens sans exception. On pourrait presque dire que c’est un concerto pour orchestre, d’une dimension un peu inhabituelle puisqu’elle comprend 5 mouvements.
Nous avons fait un bond dans le temps, cette oeuvre majeure du répertoire de l’orchestre de chambre ayant été composée en 1875, héritière d’une longue tradition de compositeurs dont le génie nous illumine toujours autant…
A l’initiative du jeune guitariste classique Dmytro Holovenko, grand admirateur de la musique de Roland Dyens, s’est déroulé dans le magnifique lieu FLORIANKA de Cracovie, ce qui pourrait devenir une première édition d’un festival de guitare.
L’Académie de Musique de Cracovie peut s’enorgueillir d’un département guitare d’un très haut niveau, coordonné par le guitariste Michal Nagy (photo)
Au programme de cette 1ère édition guitaristique – en leur souhaitant de continuer sur une deuxième édition et de devenir un grand festival de guitare comme son grand frère à Titchy – une conférence présentée par M. Krzysztifa Cyrana et intitulée » MUSICUS PERFECTUS, improvisations et arrangements de Roland Dyens« .
Accompagné par Dmytro Holovenko à la guitare, et pour illustrer son propos, M. Krzysztifa présentait par exemple la mélodie seule, puis son « habillage » par l’arrangement de Roland Dyens. Très pédagogique et intéressante conférence.
Cette conférence fut suivie par la présentation » ROLAND DYENS, A LIFE FOR MUSIC » de Laura Dyens-Taar, la soeur du musicien.
En photo, vidéo, anecdotes, et documents privés, Laura a présenté les différents moments de la vie de son frère:
Son enfance en Tunisie et son coup de foudre pour la guitare
Son » détournement de mineur » pour la musique Brésilienne et ses premiers concerts avec son groupe guitare-flûte-percussions-vibraphone, son octuor Octopus et en tant que soliste
Son amour de la musique classique, du Jazz, et de la chanson Française et ses trois facettes de compositeurs, interprète et professeur
Son immense oeuvre et ses derniers arrangements de musiques de Piazzolla
A 18h, Dorora Pietrzyk inaugurait son exposition de tableaux, dont son portrait de Roland Dyens qui fut décliné pour l’affiche et le programme du Concert, ainsi que de nombreux oeuvres autour de la poétesse Alfonsina Storni, au destin tragique et qui inspira Ariel Ramirez pour sa merveilleuse » Alfonsina y el mar », arrangée pour la guitare par Roland Dyens. Une des oeuvres de Dorota illustre la partition de l’arrangement pour guitare solo de Alfonsina y el Mar de Roland Dyens.
Enfin à 19h, commençait le concert avec des oeuvres de Roland Dyens. Au programme (Program koncertu 12.12.2017)
Karol Mach – Songe Capricorne (Composition de Roland Dyens)
Jakub Bachleda – Szeliga , Maria Kudełka –flet, Bartłomiej Leśniak –fortepian, Mikołaj Sikora –gitara basowa, Piotr Przewoźnik –perkusja – Improwizacja nt. Songe Capricorne
Lucie Nesvadbova – Saudade No 3 (Composition de Roland Dyens)
Martyna Ciesielska –Flying Wigs (Composition de Roland Dyens)
Maria Korzeniowska – « L’hymne à l’amour » Edith Piaf, Marguerite Monnot, suivi de« La Foule » M. Rivgauche, muz. E. Dizeo i A. Cabral (Arrangements de Roland Dyens pour guitare solo)
Dmytro Holovenko – Felicidade , composition de Carlos Jobim, arrangement de Roland Dyens
Michał Lazar – Michał Lazar Máté Erdei – flet prosty / Karolina Ładoś, Paweł Chmielewski – perkusja / Radosław Wieczorek – gitara / Michał Lazar – prowadzenie zespołu – » Listening to Dyens » : composition très contemporaine de Michal Lazar
Dmytro Holovenko, Radosław Wieczorek – Côte Nord (composition de Roland Dyens dédiée à Sergio et Odair Assad)
Maria Korzeniowska, Lucie Nesvadbova, Paulina Pietrusza, Ilona Skowrońska: Alfonsina y el Mar (composition de Ariel Ramirez – Arrangement de Roland Dyens pour quatuor de guitares)
Śląski Oktet Gitarowy – Rythmaginaires (Composition de Roland Dyens pour octuor)
Dawid Bonk, Wojciech Rysiecki, Franciszek Wieczorek, Katarina Wieczorekova, Wojciech Gurgul, Radosław Wieczorek, Alicja Kawa, Krzysztof Kołodziej
Tous les musiciens, les professeurs, les intervenants, heureux, à la fin du concert
De gauche à droite: Cyrana Krzysztofa, M. le professeur de guitare, Laura Dyens-Taar, Dorota Pietrzyk, Michal Nagy
De gauche à droite: Martyna Ciesielska, Dmytro Holovenko, Laura Dyens-Taar et Dorota Pietrzyk
Concert mardi 23 janvier 2018 à 20h30 au Théâtre du Beffroi à Montrouge (92120)
Orchestre de la Philharmonie des Deux Mondes de Saint-Nazaire
Direction: Philippe Hui
La Philharmonie des deux mondes vous propose d’éclairer la traversée de l’hiver et l’arrivée de la nouvelle année par un voyage musical inédit. Avec des œuvres de Bach, Vivaldi, Dvorak, des compositeurs qui illuminèrent leur temps, c’est une rencontre avec la légèreté et la vivacité, le brio et l’audace, que vous pourrez vivre sous l’obscure clarté qui tombe des étoiles de ces froides nuits.
Pour cette 5ème saison de la Philharmonie des deux mondes, il était naturel de mettre à l’honneur les musiciens de l’orchestre. Solistes dans les concertos de Bach et Vivaldi, ils mettront tout leur art collectif au service de la sérénade de Dvorák, un des morceaux de bravoure de l’orchestre à cordes.
Concerto pour 4 violons en si mineur de Antonio VIVALDI (1678-1741)
Vente sur 92120.fr et à la billetterie à la médiathèque
Vous pouvez aussi réserver vos places au 01 46 12 74 59
Tarifs: de 8€ à 20€
Adresse du concert
Théâtre du Beffroi – Centre culturel et de congrès – salle Moebius
2 place Emile Cresp – 92120 MONTROUGE
Métro Ligne 4 “Mairie de Montrouge”
En savoir plus sur le programme
On prête à Igor Stravinsky ce mot cruel : Vivaldi a écrit 600 concertos, c’est 600 fois le même… Bien sûr, on peut légitimement préférer les grands concertos romantiques (Beethoven, Brahms, Chopin, Tchaïkovsky…) qui sont comme l’apogée de cet exercice. Mais ces sommets de l’art musical n’auraient pas existé sans les précurseurs dont on trouve au premier rang Bach et surtout Vivaldi.
Le concerto naissant, à la charnière entre le 17ème et 18ème siècle, commence à privilégier un ou plusieurs instruments, dans une forme de hiérarchisation timide au début, et qui s’installera solidement au fur et à mesure de l’avancement dans le temps.
Vivaldi choisira de multiples combinaisons à un ou plusieurs instruments, violons, flûtes, guitares, mandolines, violoncelles etc…, laboratoire vivant d’un précurseur génial.
Bach enrichira le répertoire du concerto en utilisant toute sa science du contrepoint, préfigurant par les dialogues qu’il installe entre les instruments solistes et le reste de l’orchestre, ce qui deviendra le concerto moderne. On notera que Bach rendra d’ailleurs un hommage appuyé à Vivaldi en reprenant plusieurs de ses oeuvres et en les adaptant. C’est le cas du concerto pour 4 violons de ce programme qui deviendra avec le compositeur allemand un concerto pour 4 claviers.
Après le feu d’artifices de solistes rivalisant harmonieusement, et dialoguant malicieusement avec leurs complices de l’orchestre dans les concertos de Bach et Vivaldi, il était normal de proposer à votre écoute la sérénade pour cordes de Dvorak, tant cette oeuvre fait la part belle à tous les musiciens sans exception. On pourrait presque dire que c’est un concerto pour orchestre, d’une dimension un peu inhabituelle puisqu’elle comprend 5 mouvements.
Nous avons fait un bond dans le temps, cette oeuvre majeure du répertoire de l’orchestre de chambre ayant été composée en 1875, héritière d’une longue tradition de compositeurs dont le génie nous illumine toujours autant…
Ce stage de guitare de Narbonne avait été créé en 2014 par le guitariste Olivier Saltiel pour accueillir chaque année des stagiaires du monde entier venus travailler avec Roland Dyens.
En octobre 2016, Roland dû renoncer à venir diriger ce stage malgré l’envie qu’il en avait, et a demandé à Laurent Blanquart, son collègue du CNSMDP, de le remplacer au pied levé. Roland est parti vers les étoiles juste après la fin du stage, le 29 octobre 2016.
En octobre 2017, le stage qui porte désormais le nom de » Stage international de guitares Roland-Dyens de Narbonne », a perduré dans ce même état d’esprit d’ouverture autour de la musique de Roland.
Cette année, Olivier Saltiel a choisi de monter avec les nombreux stagiaires, le Concerto en Si pour guitare solo et ensemble de guitares de Roland Dyens, et a invité Jérémy Jouve, ancien élève de Roland au CNSMDP pour la partie soliste et Laurent Blanquart pour la direction d’orchestre.
Programme du concert du 4 novembre 2017:
Filmaginaires de Roland Dyens, interprété par Olivier Saltiel, Jérémy Jouve, Laurent Blanquart et Atahualpa Ferli
Concerto en Si de Roland Dyens, Premier mouvement. Direction: Laurent Blanquart, soliste Jérémy Jouve et avec l’ensemble des stagiaires.
Opérette fantastique en un acte Livret de Eugène Mestépès Musique de Jacques Offenbach créée le 15 janvier 1857
Gaspard : Marc Labonnette; Jacques : Marc Larcher; Jeanne : Anaïs Constans Georget : Marine Chagnon
Etudes Musicales et piano : Nina Uhari Adaptation et Mise en scène : Yves Coudray Marionnettes et théâtre d’ombre : Damien Schoevaert
Costumes : Michel Ronvaux
Présenté au Festival Offenbach d’Etretat – Août 2017
Pour racheter son âme au diable, Gaspard doit obtenir de la femme de Jacques, un bucheron, qu’elle lui dise par trois fois, « je t’aime », aveu qu’il ponctuera de trois baisers. Malgré les tentations merveilleuses qu’il fait apparaître à ses yeux, Jeanne la très pure, la très croyante, de cède pas. Mails le maléfique Gaspard enlève son enfant…
La soirée du 19 octobre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris fut particulièrement émouvante avec un concert et une exposition en hommage au guitariste ROLAND DYENS.
Roland Dyens était professeur de guitare au CNSMDP (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris). Son assistant, Jean-Marc Zvellenreuther, ses collègues et ses élèves ont souhaité lui rendre un bel hommage en organisant un concert réunissant étudiants et anciens élèves dont certains sont devenus concertistes internationaux (comme Jérémy Jouve), ainsi que les élèves et professeurs des autres classes de guitare du CNSM et de la classe de percussions.
On peut lire sur le site du CNSM de Paris: « La disparition brutale de Roland Dyens a bouleversé le monde de la guitare. Ce musicien polyvalent qui jonglait avec les répertoires les plus divers était une véritable icône de son instrument. Admiré dans le monde entier, Roland Dyens défendait aussi bien la musique ancienne que la bossa nova, la création que le jazz. Ses élèves du CNSMDP, ses collègues, ses amis ont tenu à lui rendre hommage en ce jour où il aurait célébré son 62ème anniversaire. »
L’exposition comprenait de très belles photos de Roland Dyens prises par Bastien Burlot, Romain Bouet, ou Laurence de Savarez, des partitions de compositions et arrangements de Roland Dyens, de nombreux magazines de guitare dont il fit la couverture, ses disques, de la première K7 aux doubles-CD en passant par son vinyl de Villa-Lobos.
Il y avait aussi des photos du Maestro, depuis son enfance jusqu’à ses derniers concerts et avec ses amis guitaristes comme Odaïr et Sergio Assad, ou son Maître Alberto Ponce, de très nombreux articles de presse et interviews sur sa carrière et sa vision de la musique, les Prix qu’il a remportés, comme la Guitare d’Or, le Prix de la Composition … et le dernier attribué par la Guitar Foundation of America, le Artistic Achievement Award.
Sa guitare avec son repose-pied étaient bien-sûr en bonne place et les guitaristes pouvaient l’essayer, ce qu’ils firent avec émotion. Mais il y avait aussi ses objets fétiches qu’il amenait à ses master-classes et ses concerts à travers le monde : son petit cochon qu’il présentait comme son assistant pour dé-stresser les élèves, et les fameuses lunettes essuie-glaces.
Et des trésors comme sa première partition étudiée avec son professeur, Monsieur Maison : Les Jeux interdits, annotés de la main de Roland Dyens alors âgé de 9 ans ou encore son premier programme de concert au Centre Culturel de Meudon.
LE CONCERT au CNSMDP
Direction artistique : Jean-Marc Zvellenreuther en collaboration avec Laura Dyens-Taar – Présentation : Valérie Folco Direction musicale : Jean-Marc Zvellenreuther
Avec : Tristan Manoukian, Olivier Chassain, Caroline Delume, Giani Caserotto, Laurent Blanquart, Jérémy Jouve, Orestis Kalampalikis, Natalia Makovskaya, Cécile Rabemananjara, Remy Reber, Armen Denoyan, Jihyung Park, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Gabrielle Rubio, Micah Leem, Nikola Prokopcova, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago, Thimotée Vinour, Kyota Imoto, Benjamin Garson, Remy Patel, Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Emmanuel Jacquet et Valentin Dubois des classes de percussions du CNSMDP. Département des disciplines instrumentales classiques et contemporaines.
Près de 300 personnes ont assisté au concert des compositions et arrangements de Roland Dyens, pour guitare solo, duo et ensembles de guitare.
Voici quelques vidéos (amateures) du concert (vidéos Laura Dyens-Taar)
SAUDADE N°3composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther:
OSCARINA de Pinxiguinha, Arrangement de Roland Dyens interprété par Orestis Kalampalikis :
TANGO EN SKAI, composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther et Orestis Kalampalikis:
CONCERTO EN SI, composition de Roland Dyens. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther, Soliste Jérémy Jouve
Ensemble de guitares : Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Vincent Kappes.
TAMBOUROU, composition de Roland Dyens pour orchestre de guitares et 3 rangs de percussions. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther.
Commande du Staatliche Jugenmusikschule, Hamburg (Allemagne) – Années 2013. Hommage à Roland Dyens le 19/10/2017 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Direction: Jean-Marc Zvellenreuther. Avec: Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasoelina, Vincent Kappes (guitares) et Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem (percussions).
LE BOLERO de Maurice RAVEL, Arrangement de Roland DYENS pour ensemble de guitare. Cette « adaptation » (comme disait Roland Dyens) du Boléro de M.Ravel pour 10 guitares a été créée dans les années 1995 (à vérifier) et éditée en 2017 à la demande de la Guitar Foundation of America. (Révisions de Bastien Burlot et Orestis Kalampalikis). Jouée ici lors du Concert en Hommage à Roland Dyens au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, le 19/10/2017. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther / Guitare soprano Orestis Kalampalikis / Guitare 1 Tristan Manoukian, Natalia Makovskaya, Margot Fontana / Guitare 2 Caroline Delume, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Guitare 3 / Giani Caserotto, Omar Nicho, Maxime Sénizergues /Guitare 4 /Jeremy Jouve, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina / Guitare 5 Olivier Chassain, Micah Leem, Nikola Prokopcova /Guitare 6 Gabrielle Rubio, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago / Guitare 7 Remy Reber, Jihyung Park, Thimotée Vinour / Guitare 8 Armen Denoyan, Kyota Imoto, Benjamen Garson, Remy Patel / Guitare basse: Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem, des classes de percussions du CNSMDP.
FRENCH POT-POURRI, composition de Roland Dyens, interprétée par le quatuor des élèves du Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Avec Raphael Feuillatre, Baptiste Ramond, Maxime Sénizergues, et Vincent Kappes.
Enregistré ici au Festival de Guitare de Paris, lors de la soirée en hommage à Roland Dyens en novembre 2016.
TUNIS, TUNISIE, 5ème mouvement de HAMSA, composition de Roland Dyens, interprétée par Olivier Chassain, Tristan Manoukian, Caroline Delume, Giani Caserotto
Quelques photos souvenirs:
La Lettre de Yael Dyens à son père :
Lettre au Mage.
Mon père n’aimait pas s’écouter jouer. Jamais je ne l’ai vu écouter un de ses disques ou regarder des vidéos de ses concerts.
Il ne sait pas ce qu’il rate !
Ce que j’aimais par dessus tout dans les concerts de mon père, au-delà du génie de sa musique, c’était son goût du spectacle et de la surprise. Aller à un concert de Roland Dyens c’était pour moi bien plus qu’assister à un récital de guitare classique : J’allais au spectacle. Il avait toujours une petite blague entre deux morceaux, une anecdote amusante à raconter à son public, ses improvisations en ouverture de récital, une tenue décalée (il y a 15 ans, il a joué un récital en pantoufles et j’espère qu’il ne m’en veut pas d’avouer la honte que j’avais eu ce soir-là alors qu’il croyait que cela me ferait sourire)…
Tout ceci rendait le moment unique et m’a appris dès plus mon jeune âge que la musique n’a pas de frontière.
Voilà comment j’aime définir le musicien et par dessus tout l’homme qu’était mon père : libre.
Pas une fois, il ne s’est bridé. Pas une fois, je ne l’ai vu s’interdire quoi que ce soit. Il aimait se surprendre, s’étonner, se découvrir encore et toujours. Saviez-vous par exemple que Roland Dyens était fan de Mc Solaar et de Stromae ? Il était un vrai curieux de la vie et de l’humain, une âme d’enfant. Il était profondément, et entièrement honnête. C’est d’ailleurs ce qu’il répétait à ses élèves du conservatoire : « Ne trichez pas, soyez honnêtes, et vous toucherez ».
Il laisse derrière lui le plus bel héritage au monde : son art. Jouer sa musique donne de l’écho au guitariste qu’il était, au musicien et avant tout à l’homme, d’une sensibilité, d’un humour, d’une générosité hors du commun.
Mais les mots ne suffisent pas : la plus belle manière dont nous pouvons parler de lui, c’est en musique. Un an après ton départ vers une autre vie, ta musique me console encore un peu plus ce soir et vient combler le silence glaçant.
Bon anniversaire Papa,
Ta fille Yael.
Photos: les enfants de Roland, Yael, Emmanuel, Sydney (à gauche) et Daphné (à droite)
Nous remercions chaleureusement :
Monsieur Bruno Mantovani, Directeur du CNSMDP qui a soutenu ce projet dès son origine en novembre 2016, Bérangère Lalanne, chargée de Productions, qui en a suivi l’organisation depuis le mois d’avril, les services techniques et administratifs du Conservatoire ayant participé à ce beau projet, Jean-Marc Zvellenreuther, ex-assistant de Roland Dyens au CNSMDP, (et comme lui, enfant de leur Maître commun, Alberto Ponce), qui a dirigé ce concert d’une baguette de maître, ainsi que les professeurs et les élèves des classes de guitare, et de percussions du Conservatoire.
Ainsi que tous nos partenaires pour l’exposition et le concert:
Le nouveau site ROLAND DYENS OFFICIEL est en ligne depuis le 19 octobre 2017 : http://www.rolanddyens.com/
La ROLAND DYENS FOUNDATION sera créée en 2018 pour préserver sa musique et la faire jouer partout dans le monde. Informations à venir. Si vous êtes intéressés, vous pouvez nous laisser un message sur la page facebook Roland Dyens in the sky ou en remplissant le formulaire ci-dessous ou en nous envoyant un message sur www.lalocomotivedesarts.com,
Bientôt, une adresse email sera créée pour communiquer pour la Roland Dyens Foundation.