A l’initiative du jeune guitariste classique Dmytro Holovenko, grand admirateur de la musique de Roland Dyens, s’est déroulé dans le magnifique lieu FLORIANKA de Cracovie, ce qui pourrait devenir une première édition d’un festival de guitare.
L’Académie de Musique de Cracovie peut s’enorgueillir d’un département guitare d’un très haut niveau, coordonné par le guitariste Michal Nagy (photo)
Au programme de cette 1ère édition guitaristique – en leur souhaitant de continuer sur une deuxième édition et de devenir un grand festival de guitare comme son grand frère à Titchy – une conférence présentée par M. Krzysztifa Cyrana et intitulée » MUSICUS PERFECTUS, improvisations et arrangements de Roland Dyens« .
Accompagné par Dmytro Holovenko à la guitare, et pour illustrer son propos, M. Krzysztifa présentait par exemple la mélodie seule, puis son « habillage » par l’arrangement de Roland Dyens. Très pédagogique et intéressante conférence.
Cette conférence fut suivie par la présentation » ROLAND DYENS, A LIFE FOR MUSIC » de Laura Dyens-Taar, la soeur du musicien.
En photo, vidéo, anecdotes, et documents privés, Laura a présenté les différents moments de la vie de son frère:
Son enfance en Tunisie et son coup de foudre pour la guitare
Son » détournement de mineur » pour la musique Brésilienne et ses premiers concerts avec son groupe guitare-flûte-percussions-vibraphone, son octuor Octopus et en tant que soliste
Son amour de la musique classique, du Jazz, et de la chanson Française et ses trois facettes de compositeurs, interprète et professeur
Son immense oeuvre et ses derniers arrangements de musiques de Piazzolla
A 18h, Dorora Pietrzyk inaugurait son exposition de tableaux, dont son portrait de Roland Dyens qui fut décliné pour l’affiche et le programme du Concert, ainsi que de nombreux oeuvres autour de la poétesse Alfonsina Storni, au destin tragique et qui inspira Ariel Ramirez pour sa merveilleuse » Alfonsina y el mar », arrangée pour la guitare par Roland Dyens. Une des oeuvres de Dorota illustre la partition de l’arrangement pour guitare solo de Alfonsina y el Mar de Roland Dyens.
Enfin à 19h, commençait le concert avec des oeuvres de Roland Dyens. Au programme (Program koncertu 12.12.2017)
Karol Mach – Songe Capricorne (Composition de Roland Dyens)
Jakub Bachleda – Szeliga , Maria Kudełka –flet, Bartłomiej Leśniak –fortepian, Mikołaj Sikora –gitara basowa, Piotr Przewoźnik –perkusja – Improwizacja nt. Songe Capricorne
Lucie Nesvadbova – Saudade No 3 (Composition de Roland Dyens)
Martyna Ciesielska –Flying Wigs (Composition de Roland Dyens)
Maria Korzeniowska – « L’hymne à l’amour » Edith Piaf, Marguerite Monnot, suivi de« La Foule » M. Rivgauche, muz. E. Dizeo i A. Cabral (Arrangements de Roland Dyens pour guitare solo)
Dmytro Holovenko – Felicidade , composition de Carlos Jobim, arrangement de Roland Dyens
Michał Lazar – Michał Lazar Máté Erdei – flet prosty / Karolina Ładoś, Paweł Chmielewski – perkusja / Radosław Wieczorek – gitara / Michał Lazar – prowadzenie zespołu – » Listening to Dyens » : composition très contemporaine de Michal Lazar
Dmytro Holovenko, Radosław Wieczorek – Côte Nord (composition de Roland Dyens dédiée à Sergio et Odair Assad)
Maria Korzeniowska, Lucie Nesvadbova, Paulina Pietrusza, Ilona Skowrońska: Alfonsina y el Mar (composition de Ariel Ramirez – Arrangement de Roland Dyens pour quatuor de guitares)
Śląski Oktet Gitarowy – Rythmaginaires (Composition de Roland Dyens pour octuor)
Dawid Bonk, Wojciech Rysiecki, Franciszek Wieczorek, Katarina Wieczorekova, Wojciech Gurgul, Radosław Wieczorek, Alicja Kawa, Krzysztof Kołodziej
Tous les musiciens, les professeurs, les intervenants, heureux, à la fin du concert
De gauche à droite: Cyrana Krzysztofa, M. le professeur de guitare, Laura Dyens-Taar, Dorota Pietrzyk, Michal Nagy
De gauche à droite: Martyna Ciesielska, Dmytro Holovenko, Laura Dyens-Taar et Dorota Pietrzyk
Concert mardi 23 janvier 2018 à 20h30 au Théâtre du Beffroi à Montrouge (92120)
Orchestre de la Philharmonie des Deux Mondes de Saint-Nazaire
Direction: Philippe Hui
La Philharmonie des deux mondes vous propose d’éclairer la traversée de l’hiver et l’arrivée de la nouvelle année par un voyage musical inédit. Avec des œuvres de Bach, Vivaldi, Dvorak, des compositeurs qui illuminèrent leur temps, c’est une rencontre avec la légèreté et la vivacité, le brio et l’audace, que vous pourrez vivre sous l’obscure clarté qui tombe des étoiles de ces froides nuits.
Pour cette 5ème saison de la Philharmonie des deux mondes, il était naturel de mettre à l’honneur les musiciens de l’orchestre. Solistes dans les concertos de Bach et Vivaldi, ils mettront tout leur art collectif au service de la sérénade de Dvorák, un des morceaux de bravoure de l’orchestre à cordes.
Concerto pour 4 violons en si mineur de Antonio VIVALDI (1678-1741)
Vente sur 92120.fr et à la billetterie à la médiathèque
Vous pouvez aussi réserver vos places au 01 46 12 74 59
Tarifs: de 8€ à 20€
Adresse du concert
Théâtre du Beffroi – Centre culturel et de congrès – salle Moebius
2 place Emile Cresp – 92120 MONTROUGE
Métro Ligne 4 “Mairie de Montrouge”
En savoir plus sur le programme
On prête à Igor Stravinsky ce mot cruel : Vivaldi a écrit 600 concertos, c’est 600 fois le même… Bien sûr, on peut légitimement préférer les grands concertos romantiques (Beethoven, Brahms, Chopin, Tchaïkovsky…) qui sont comme l’apogée de cet exercice. Mais ces sommets de l’art musical n’auraient pas existé sans les précurseurs dont on trouve au premier rang Bach et surtout Vivaldi.
Le concerto naissant, à la charnière entre le 17ème et 18ème siècle, commence à privilégier un ou plusieurs instruments, dans une forme de hiérarchisation timide au début, et qui s’installera solidement au fur et à mesure de l’avancement dans le temps.
Vivaldi choisira de multiples combinaisons à un ou plusieurs instruments, violons, flûtes, guitares, mandolines, violoncelles etc…, laboratoire vivant d’un précurseur génial.
Bach enrichira le répertoire du concerto en utilisant toute sa science du contrepoint, préfigurant par les dialogues qu’il installe entre les instruments solistes et le reste de l’orchestre, ce qui deviendra le concerto moderne. On notera que Bach rendra d’ailleurs un hommage appuyé à Vivaldi en reprenant plusieurs de ses oeuvres et en les adaptant. C’est le cas du concerto pour 4 violons de ce programme qui deviendra avec le compositeur allemand un concerto pour 4 claviers.
Après le feu d’artifices de solistes rivalisant harmonieusement, et dialoguant malicieusement avec leurs complices de l’orchestre dans les concertos de Bach et Vivaldi, il était normal de proposer à votre écoute la sérénade pour cordes de Dvorak, tant cette oeuvre fait la part belle à tous les musiciens sans exception. On pourrait presque dire que c’est un concerto pour orchestre, d’une dimension un peu inhabituelle puisqu’elle comprend 5 mouvements.
Nous avons fait un bond dans le temps, cette oeuvre majeure du répertoire de l’orchestre de chambre ayant été composée en 1875, héritière d’une longue tradition de compositeurs dont le génie nous illumine toujours autant…
La soirée du 19 octobre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris fut particulièrement émouvante avec un concert et une exposition en hommage au guitariste ROLAND DYENS.
Roland Dyens était professeur de guitare au CNSMDP (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris). Son assistant, Jean-Marc Zvellenreuther, ses collègues et ses élèves ont souhaité lui rendre un bel hommage en organisant un concert réunissant étudiants et anciens élèves dont certains sont devenus concertistes internationaux (comme Jérémy Jouve), ainsi que les élèves et professeurs des autres classes de guitare du CNSM et de la classe de percussions.
On peut lire sur le site du CNSM de Paris: « La disparition brutale de Roland Dyens a bouleversé le monde de la guitare. Ce musicien polyvalent qui jonglait avec les répertoires les plus divers était une véritable icône de son instrument. Admiré dans le monde entier, Roland Dyens défendait aussi bien la musique ancienne que la bossa nova, la création que le jazz. Ses élèves du CNSMDP, ses collègues, ses amis ont tenu à lui rendre hommage en ce jour où il aurait célébré son 62ème anniversaire. »
L’exposition comprenait de très belles photos de Roland Dyens prises par Bastien Burlot, Romain Bouet, ou Laurence de Savarez, des partitions de compositions et arrangements de Roland Dyens, de nombreux magazines de guitare dont il fit la couverture, ses disques, de la première K7 aux doubles-CD en passant par son vinyl de Villa-Lobos.
Il y avait aussi des photos du Maestro, depuis son enfance jusqu’à ses derniers concerts et avec ses amis guitaristes comme Odaïr et Sergio Assad, ou son Maître Alberto Ponce, de très nombreux articles de presse et interviews sur sa carrière et sa vision de la musique, les Prix qu’il a remportés, comme la Guitare d’Or, le Prix de la Composition … et le dernier attribué par la Guitar Foundation of America, le Artistic Achievement Award.
Sa guitare avec son repose-pied étaient bien-sûr en bonne place et les guitaristes pouvaient l’essayer, ce qu’ils firent avec émotion. Mais il y avait aussi ses objets fétiches qu’il amenait à ses master-classes et ses concerts à travers le monde : son petit cochon qu’il présentait comme son assistant pour dé-stresser les élèves, et les fameuses lunettes essuie-glaces.
Et des trésors comme sa première partition étudiée avec son professeur, Monsieur Maison : Les Jeux interdits, annotés de la main de Roland Dyens alors âgé de 9 ans ou encore son premier programme de concert au Centre Culturel de Meudon.
LE CONCERT au CNSMDP
Direction artistique : Jean-Marc Zvellenreuther en collaboration avec Laura Dyens-Taar – Présentation : Valérie Folco Direction musicale : Jean-Marc Zvellenreuther
Avec : Tristan Manoukian, Olivier Chassain, Caroline Delume, Giani Caserotto, Laurent Blanquart, Jérémy Jouve, Orestis Kalampalikis, Natalia Makovskaya, Cécile Rabemananjara, Remy Reber, Armen Denoyan, Jihyung Park, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Gabrielle Rubio, Micah Leem, Nikola Prokopcova, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago, Thimotée Vinour, Kyota Imoto, Benjamin Garson, Remy Patel, Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Emmanuel Jacquet et Valentin Dubois des classes de percussions du CNSMDP. Département des disciplines instrumentales classiques et contemporaines.
Près de 300 personnes ont assisté au concert des compositions et arrangements de Roland Dyens, pour guitare solo, duo et ensembles de guitare.
Voici quelques vidéos (amateures) du concert (vidéos Laura Dyens-Taar)
SAUDADE N°3composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther:
OSCARINA de Pinxiguinha, Arrangement de Roland Dyens interprété par Orestis Kalampalikis :
TANGO EN SKAI, composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther et Orestis Kalampalikis:
CONCERTO EN SI, composition de Roland Dyens. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther, Soliste Jérémy Jouve
Ensemble de guitares : Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Vincent Kappes.
TAMBOUROU, composition de Roland Dyens pour orchestre de guitares et 3 rangs de percussions. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther.
Commande du Staatliche Jugenmusikschule, Hamburg (Allemagne) – Années 2013. Hommage à Roland Dyens le 19/10/2017 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Direction: Jean-Marc Zvellenreuther. Avec: Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasoelina, Vincent Kappes (guitares) et Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem (percussions).
LE BOLERO de Maurice RAVEL, Arrangement de Roland DYENS pour ensemble de guitare. Cette « adaptation » (comme disait Roland Dyens) du Boléro de M.Ravel pour 10 guitares a été créée dans les années 1995 (à vérifier) et éditée en 2017 à la demande de la Guitar Foundation of America. (Révisions de Bastien Burlot et Orestis Kalampalikis). Jouée ici lors du Concert en Hommage à Roland Dyens au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, le 19/10/2017. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther / Guitare soprano Orestis Kalampalikis / Guitare 1 Tristan Manoukian, Natalia Makovskaya, Margot Fontana / Guitare 2 Caroline Delume, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Guitare 3 / Giani Caserotto, Omar Nicho, Maxime Sénizergues /Guitare 4 /Jeremy Jouve, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina / Guitare 5 Olivier Chassain, Micah Leem, Nikola Prokopcova /Guitare 6 Gabrielle Rubio, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago / Guitare 7 Remy Reber, Jihyung Park, Thimotée Vinour / Guitare 8 Armen Denoyan, Kyota Imoto, Benjamen Garson, Remy Patel / Guitare basse: Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem, des classes de percussions du CNSMDP.
FRENCH POT-POURRI, composition de Roland Dyens, interprétée par le quatuor des élèves du Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Avec Raphael Feuillatre, Baptiste Ramond, Maxime Sénizergues, et Vincent Kappes.
Enregistré ici au Festival de Guitare de Paris, lors de la soirée en hommage à Roland Dyens en novembre 2016.
TUNIS, TUNISIE, 5ème mouvement de HAMSA, composition de Roland Dyens, interprétée par Olivier Chassain, Tristan Manoukian, Caroline Delume, Giani Caserotto
Quelques photos souvenirs:
La Lettre de Yael Dyens à son père :
Lettre au Mage.
Mon père n’aimait pas s’écouter jouer. Jamais je ne l’ai vu écouter un de ses disques ou regarder des vidéos de ses concerts.
Il ne sait pas ce qu’il rate !
Ce que j’aimais par dessus tout dans les concerts de mon père, au-delà du génie de sa musique, c’était son goût du spectacle et de la surprise. Aller à un concert de Roland Dyens c’était pour moi bien plus qu’assister à un récital de guitare classique : J’allais au spectacle. Il avait toujours une petite blague entre deux morceaux, une anecdote amusante à raconter à son public, ses improvisations en ouverture de récital, une tenue décalée (il y a 15 ans, il a joué un récital en pantoufles et j’espère qu’il ne m’en veut pas d’avouer la honte que j’avais eu ce soir-là alors qu’il croyait que cela me ferait sourire)…
Tout ceci rendait le moment unique et m’a appris dès plus mon jeune âge que la musique n’a pas de frontière.
Voilà comment j’aime définir le musicien et par dessus tout l’homme qu’était mon père : libre.
Pas une fois, il ne s’est bridé. Pas une fois, je ne l’ai vu s’interdire quoi que ce soit. Il aimait se surprendre, s’étonner, se découvrir encore et toujours. Saviez-vous par exemple que Roland Dyens était fan de Mc Solaar et de Stromae ? Il était un vrai curieux de la vie et de l’humain, une âme d’enfant. Il était profondément, et entièrement honnête. C’est d’ailleurs ce qu’il répétait à ses élèves du conservatoire : « Ne trichez pas, soyez honnêtes, et vous toucherez ».
Il laisse derrière lui le plus bel héritage au monde : son art. Jouer sa musique donne de l’écho au guitariste qu’il était, au musicien et avant tout à l’homme, d’une sensibilité, d’un humour, d’une générosité hors du commun.
Mais les mots ne suffisent pas : la plus belle manière dont nous pouvons parler de lui, c’est en musique. Un an après ton départ vers une autre vie, ta musique me console encore un peu plus ce soir et vient combler le silence glaçant.
Bon anniversaire Papa,
Ta fille Yael.
Photos: les enfants de Roland, Yael, Emmanuel, Sydney (à gauche) et Daphné (à droite)
Nous remercions chaleureusement :
Monsieur Bruno Mantovani, Directeur du CNSMDP qui a soutenu ce projet dès son origine en novembre 2016, Bérangère Lalanne, chargée de Productions, qui en a suivi l’organisation depuis le mois d’avril, les services techniques et administratifs du Conservatoire ayant participé à ce beau projet, Jean-Marc Zvellenreuther, ex-assistant de Roland Dyens au CNSMDP, (et comme lui, enfant de leur Maître commun, Alberto Ponce), qui a dirigé ce concert d’une baguette de maître, ainsi que les professeurs et les élèves des classes de guitare, et de percussions du Conservatoire.
Ainsi que tous nos partenaires pour l’exposition et le concert:
Le nouveau site ROLAND DYENS OFFICIEL est en ligne depuis le 19 octobre 2017 : http://www.rolanddyens.com/
La ROLAND DYENS FOUNDATION sera créée en 2018 pour préserver sa musique et la faire jouer partout dans le monde. Informations à venir. Si vous êtes intéressés, vous pouvez nous laisser un message sur la page facebook Roland Dyens in the sky ou en remplissant le formulaire ci-dessous ou en nous envoyant un message sur www.lalocomotivedesarts.com,
Bientôt, une adresse email sera créée pour communiquer pour la Roland Dyens Foundation.
Audition des élèves de Roland Dyens et de son assistant Jean-Marc Zwellenreuther – Avril 2014
Roland Dyens était professeur de guitare au CNSMDP (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris). Son assistant de cours, Jean-Marc Zwellenreuther et ses élèves ont souhaité lui rendre un bel hommage en organisant un concert réunissant élèves et anciens élèves dont certains sont devenus guitaristes internationaux (comme Jérémy Jouve), ainsi que les élèves et professeurs des autres cours de guitare du CNSM et des cours de percussions.
On peut lire sur le site du CNSM de Paris: « La disparition brutale de Roland Dyens a bouleversé le monde de la guitare. Ce musicien polyvalent qui jonglait avec les répertoires les plus divers était une véritable icône de son instrument. Admiré dans le monde entier, Roland Dyens défendait aussi bien la musique ancienne que la bossa nova, la création que le jazz. Ses élèves du CNSMDP, ses collègues, ses amis ont tenu à lui rendre hommage en ce jour où il aurait célébré son 62e anniversaire. « Direction artistique : Jean-Marc Zvellenreuther en collaboration avec Laura Dyens-Taar
Contact: Laura Dyens-Taar / lalocomotive5@orange.fr / tel: +33 (0) 687.37.35.17
Marionnettes portées / jeu d’acteur / projections vidéo / objets
Dès que le sablier est retourné, la lumière et le temps commencent à prendre corps. Quatre interprètes fabriquent, habitent et anéantissent des espaces éphémères qui se mettent en mouvement comme des mécanismes d’horloge. Comme dans une danse improbable, les êtres humains et les objets s’amalgament et se confrontent. Les corps sont fragiles, vulnérables, insaisissables, évanescents. Mémoires d’un sablier fait le récit d’une vie, juxtapose les souvenirs, les moments cruciaux, initiatiques, fragments de destin qui vont de la mort à la naissance, dans l’ordre et dans le désordre. Un voyage impressionniste parcouru de symboles. Une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire.
DISTRIBUTION
Mise en scène: Miguel Angel Gutiérrez, assisté de Paloma Domínguez ; Jeu et manipulation: Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois, Sara Moisan ; Marionnettes et objets scéniques: Kevin Titzer ; Création sonore: Guillaume Thibert ; Création lumières: Alexandre Nadeau ; Conception et manipulation vidéo: Andrée-Anne Giguère ; Costumes: Sara Moisan ; Texte: Jean-Luc Nancy, avec la voix de Rodrigue Villeneuve ; Régie: Isabeau Côté ; Fabrication du dispositif : Stéphane Bernier, Martin Gagnon, Kevin Titzer ; Aide à la direction d’acteurs: Guylaine Rivard ; Chorégraphie : Marie-Josée Paradis ; Direction générale: Sara Moisan ; Direction artistique: Dany Lefrançois ; Direction de production: Marilyne Renaud ; Document promo et photos: Patrick Simard
PRESSE
« Une chorégraphie parfaite. Ce temps qui passe, cette vie qui naît, qui apprend, puis qui s’évanouit, est incarné par une marionnette devant laquelle on s’émerveille.»
-Anne-Marie Gravel, Journal Le Quotidien
« Il y a tellement de belles images qui nous ramènent à notre propre vie. La finesse des manipulations effectuées par les comédiens se trouve magnifiée lorsque ceux-ci s’affairent à donner vie aux créatures conçues par Kevin Titzer. Partout des bribes de sens puissantes et limpides. Nous avons été impressionnés par cette oeuvre d’art totale et universelle.»
-Stéphane Boivin, Blogue CEUC
« Les créateurs donnent naissance à plusieurs belles images, multiplient les références à l’histoire de l’art…»
-Christian Saint-Pierre, Revue de théâtre Jeu
Langue: Français ou espagnol / Public adulte / Durée 1h10
Spectacle en salle / Jauge 250 spectateurs / Obscurité requise
Le spectacle en tournée comprend 5 artistes et techniciens du Québec.
La compagnie peut bénéficier d’aide financière gouvernementale pour son déplacement international.
La Tortue Noire
La compagnie québécoise La Tortue Noire cumule depuis 2005 les expériences de création et de recherche en théâtre visuel et en arts de la marionnette contemporaine. Basée dans la ville de Saguenay, la compagnie a huit créations à son actif. Ses artistes s’intéressent principalement à la relation entre les objets manipulés et les corps expressifs. Ses spectacles sont présentés dans plusieurs pays.
Cie Luna Morena
La compagnie mexicaine Luna Morena a été fondée en 2001 à Guadalajara. Elle tente de faire tomber les barrières entre les différents langages afin de trouver un discours singulier et universel. Elle marie le théâtre de figures, de marionnettes, d’objets, d’ombres et de masques pour créer des univers sensibles et oniriques. Luna Morena compte plus d’une douzaine de créations diffusées internationalement.
Mémoires d’un sablier est la deuxième co-création qui a été produite conjointement par ces deux compagnies.
CONTACTS:
A l’international hors France: LA TORTUE NOIRE (Québec, Canada)
Direction générale : Sara Moisan / Direction artistique : Dany Lefrançois
La Leçon de chant électromagnétique est une Bouffonnerie musicale dans laquelle, Toccato, un compositeur et professeur italien assez exentrique, se vante de pouvoir apprendre à chanter à n’importe qui grâce à une méthodescientifique « néo-nervoso-electro-magnétique ». C’est un paysan normand appelé Matois qui sera son premier cobaye et qui, après quelques passes magnétiques, se met à chanter comme un primo tenore !
Une manière de retrouver l’Offenbach facétieux que nous aimons tant !
Création de la mise en scène d’Yves Coudray au Festival Offenbach d’Etretat le 3 août 2017
bouffonnerie musicale Paroles d’Ernest Bourget Musique de Jacques Offenbach le 20 juillet 1867 au Kursaal, à Bad Ems
Toccato : Yves Coudray – Jean Matois : Marc Larcher
Etudes Musicales et piano : Nina Uhari Adaptation et Mise en scène : Yves Coudray Marionnettes et théâtre d’ombre : Damien Schoevaert
Marc Larcher (à gauche) est Jean Matois le paysan, Yves Coudray (à droite) est le Professeur de chant avec sa méthode révolutionnaire
LA PRESSE EN PARLE
» La « bouffonnerie musicale » La Leçon de chant électro-magnétique (1867) s’y trouve ainsi quelque peu noyée, mais les deux protagonistes, Tocatto, professeur de chant et compositeur italien, et son élève Jean Matois, paysan normand, qu’il s’est juré de faire chanter « La Bigornaise » grâce à sa méthode révolutionnaire et malgré son peu de prédisposition, mettent rapidement le public dans leur poche par leur entrain communicatif. Yves Coudray trouve dans ce professeur illuminé inventeur de l’Ut de cœur (« très supérieur à l’Ut de poitrine »), un rôle à sa mesure, où ses qualités vocales et son expression scénique font merveille. Quant au paysan rétif, c’est Marc Larcher qui associe ses réparties impertinentes à des mimiques impayables et à une voix chaude et sonore, créant ainsi un personnage haut en couleur qui réjouira aussi bien ceux qui ont déjà suivi des cours de chant, que ceux qui ignorent tout de cette mystérieuse discipline » Jean-Marcel Humbert – Forum Opéra
Dans « La leçon de chant électro-magnétique », un impayable professeur (Toccato) affirme avoir découvert le moyen de faire chanter n’importe qui, aussi inculte soit-il, comme une vedette du lyrique. Un paysan normand (Jean-Matois) le met au défi… et ça marche, au fil de quelques bouffonneries et d’airs enlevés, dont une succulente tarentelle en duo. […] La direction d’acteur est impeccable, avec des interprètes qui s’impliquent à fond.[…] On ne s’ennuie pas une seconde, et l’on est heureux de découvrir deux des multiples bijoux trop peu connus d’Offenbach. Jean-Luc Macia – Opéra Magazine
Cette œuvre est une réjouissante pochade à deux personnages demandant de belles voix, l’ouvrage n’étant pas sans difficultés pour les chanteurs. Un duo qui ne s’en laisse pas compter, excellents chanteurs et formidables comédiens avec une diction infaillible. Déchaînés, Yves Coudray, en superbe voix, Marc Larcher, en paysan désopilant parfait de timbres et de présence, n’ont pas ménagé leurs efforts pour le plus grand plaisir d’un public rapidement conquis. Une vive tarentelle irrésistible et le duo des passes magnétiques en sont les meilleurs moments. Michel Baille – Opérette
Note de Yves Coudray, metteur en scène :
Il s’agit là d’une pochade propre aux numéros d’acteurs les plus fantaisistes – le style est très proche de celui initié par Hervé dans les saynètes qu’il composait pour lui-même et Kelm, son partenaire privilégié (Le compositeur toqué, Don Quichotte et Sancho Pança, La fine fleur de l’Andalousie…). Les personnages y sont très caractérisés et la musique qui les accompagne ne l’est pas moins : Toccato – au travers duquel Offenbach se livre à une délicieuse satyre des compositeurs italiens à la mode – chante une tarentelle débridée, et Jean Matois, en bon normand vante les mérites du cidre en une ronde propre à devenir une scie – ces deux numéros ont été bissés à la création. Cette Leçon de chant électro-magnétique été créée aux Folies-Marigny en 1873 en complément de L’île de Tulipatan.
C’est dans le cadre du Festival MigrAction du Théâtre de l’Opprimé à Paris, que la Cie lyrique Ode et Lyre reprend son spectacle » Paimpol…. Ozaka calling » écrit et mis en scène par Stéphanie Marco, le Mercredi 28 juin 2017 à 21h.
C’est dans le cadre du Festival MigrAction du Théâtre de l’Opprimé à Paris, que la Cie lyrique Ode et Lyre reprend son spectacle » Paimpol…. Ozaka calling » écrit et mis en scène par Stéphanie Marco, le Mercredi 28 juin 2017 à 21h.
Paimpol… Osaka calling le 28/06 au Théâtre de l’Opprimé à Paris
Informations pratiques:
Théâtre de l’Opprimé 78 rue du Charolais 75012 Paris
Métros : L.1 (Reuilly-Diderot), L.8 (Montgallet), L.6 (Dugommier), L.14 (Gare de Lyon – sortie 9) RER : A & D (Gare de Lyon – sortie 9) Bus : L.29 (Charles Bossut)
LA COMPAGNIE DE LA TORTUE NOIRE A LA BIENNALE DES ARTS DE LA MARIONNETTE ET AU PYKA PUPPET ESTIVAL
Après leur importante tournée française en 2015, la Cie québécoise revient en France du 1er au 8 Juin 2017 jouer dans le cadre de deux festivals d’envergure, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) organisée par le Théâtre Mouffetard et le Pyka Puppet Estival organisé par le Théâtre Roublot.
Le Théâtre de la Tortue Noire apporte dans ses valises le spectacle « Kiwi » qui a déjà eu un beau succès au Canada, Québec, Mexique, Belgique etc…, ainsi que « Le Petit Cercle de Craie » d’après Brecht, joué pour la première fois en France.
Prix Chagall Award en 2009 dans le cadre du Festival Spectaculo Interesse
Kiwi, une jeune fille abandonnée par ses parents est recueillie par un gang de jeunes. Ensemble, ils luttent pour leur survie. Nos héros, champions en résilience, nous racontent leur histoire troublante avec émotion et beaucoup d’action, sans jamais s’apitoyer sur leur sort. À l’aide de vieux objets récupérés, ils mettent en scène leur vie à la façon d’un road théâtre captivant. Ils ont l’un pour l’autre une tendresse infinie, qui parvient à illuminer leur existence, la transformant ainsi en une grande leçon de solidarité. La puissance évocatrice des images créées par la rencontre d’objets bruts et la justesse de l’interprétation renforcent le langage poétique du texte de Daniel Danis.
« Le spectacle a envoûté la majorité des spectateurs grâce à sa force de communication avec le public, la simplicité des lieux scéniques et l’engagement total de l’acteur envers son personnage. » Revue Loutkar, République tchèque
d’après « Le cercle de Craie caucasien » de Bertolt Brecht
– L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte
Septième création de La Tortue Noire, « Le Petit Cercle de Craie » est une adaptation légère du récit épique de Brecht mêlant conte, objets, marionnettes et musique. Cette épopée à la fois drôle et touchante nous fait vivre l’incroyable périple de Groucha, une servante du gouverneur Abaschvili. Lors d’un attentat révolutionnaire, le gouverneur est assassiné; son épouse fuit en abandonnant leur fils encore bébé. Pour sauver l’héritier du trône d’une mort certaine, Groucha s’enfuit avec l’enfant, pourchassé par les révolutionnaires. Elle devra se battre contre un soldat, faire un détestable mariage de raison, traverser un ravin sur un précaire pont de bois pour enfin aboutir devant un juge, réclamant, au détriment de la mère biologique indigne, le droit d’adopter pour de bon le poupon auquel elle s’est tant attachée et dévouée. Un spectacle poétique et divertissant.
« Cette version théâtre d’objets du Cercle de craie caucasien est une réussite totale pour Sara Moisan et son équipe, elle qui joue et signe la mise en scène et l’adaptation avec Christian Ouellet » – Revue Le Devoir, Canada
VALÉRIE DE NATTES JOUE « LE SON DU VOYAGE » MARDI 16 MAI 2017 À L’ÉCOLE DANTON, MONTREUIL
Première représentation à 8h45
Deuxième représentation à 10h15
Après avoir joué au Pré-Saint-Gervais et aux Andelys, la violoniste Valérie de Nattes joue son nouveau conte musical à l’école Danton de Montreuil. Après la représentation, la musicienne animera pour les enfants un atelier découverte du violon.
Durant ce spectacle de 50 minutes, vous ferez la connaissance de Sundhar, jeune garçon indien joueur de violon Sarandi et d’un vieux capitaine de vaisseau originaire de Bretagne. Vous écouterez ensuite la légende de Suho, le berger mongol et son cheval, le conte de Nora la petite berbère qui aimait tant le violon, la fable philosophique du célèbre Nasredin toujours aussi facétieux, et la belle destinée de Django et Luana les amoureux tziganes. Une parole, un violon, rien d’autre n’est nécessaire. Conter, c’est l’art de la relation.
Voir la vidéo du spectacle » LE SON DU VOYAGE » à la médiathèque d’Orly (94)
Parmi le patrimoine mondial et universel, Valérie de Nattes a effectué un gros travail de regroupement de versions différentes recherchant toutes les versions d’un même conte selon les pays. Nourrie de ce travail de collecte, elle a élaboré une réécriture personnalisée des contes, tout en respectant le récit traditionnel. Ainsi, pièces traditionnelles de Mongolie ou de Kabylie et compositions personnelles se côtoient pour faire naître de nouvelles histoires, à partir d’hier et d’aujourd’hui, sur le destin d’enfants, d’hommes et de femmes animés par un éventail de sentiments, de dons et de passions. La parole relayée par le son du violon est partage, elle résonne, elle révèle, elle fait voyager, elle fait rêver.