« Mémoires d’un sablier » dans le IN du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville 2017 – Cie La Tortue Noire (Québec)

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MÉMOIRES D’UN SABLIER – une coproduction La Tortue Noire et Luna Morena

Mémoires_sablier

Un voyage impressionniste parcouru de symboles,

Une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire

PROCHAINES DATES EN FRANCE:

le 19 septembre  2017 à 10h et 18h et le 20 septembre à 11h au Festival Mondial des Théâtres de Marionnette de Charleville-Mézières. Salle Chanzy.

Contact: Laura Dyens-Taar / lalocomotive5@orange.fr / tel: +33 (0) 687.37.35.17

Marionnettes portées / jeu d’acteur / projections vidéo / objets

Dès que le sablier est retourné, la lumière et le temps commencent à prendre corps. Quatre interprètes fabriquent, habitent et anéantissent des espaces éphémères qui se mettent en mouvement comme des mécanismes d’horloge. Comme dans une danse improbable, les êtres humains et les objets s’amalgament et se confrontent. Les corps sont fragiles, vulnérables, insaisissables, évanescents.  Mémoires d’un sablier fait le récit d’une vie, juxtapose les souvenirs, les moments cruciaux, initiatiques, fragments de destin qui vont de la mort à la naissance, dans l’ordre et dans le désordre. Un voyage impressionniste parcouru de symboles. Une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire.

 

DISTRIBUTION

Mise en scène: Miguel Angel Gutiérrez, assisté de Paloma Domínguez ; Jeu et manipulation: Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois, Sara Moisan ; Marionnettes et objets scéniques: Kevin Titzer ; Création sonore: Guillaume Thibert ; Création lumières: Alexandre Nadeau ; Conception et manipulation vidéo: Andrée-Anne Giguère ; Costumes: Sara Moisan ; Texte: Jean-Luc Nancy, avec la voix de Rodrigue Villeneuve ; Régie: Isabeau Côté ; Fabrication du dispositif : Stéphane Bernier, Martin Gagnon, Kevin Titzer ; Aide à la direction d’acteurs: Guylaine Rivard ; Chorégraphie : Marie-Josée Paradis ; Direction générale: Sara Moisan ; Direction artistique: Dany Lefrançois ; Direction de production: Marilyne Renaud ; Document promo et photos: Patrick Simard

PRESSE

« Une chorégraphie parfaite. Ce temps qui passe, cette vie qui naît, qui apprend, puis qui s’évanouit, est incarné par une marionnette devant laquelle on s’émerveille.»

-Anne-Marie Gravel, Journal Le Quotidien

« Il y a tellement de belles images qui nous ramènent à notre propre vie. La finesse des manipulations effectuées par les comédiens se trouve magnifiée lorsque ceux-ci s’affairent à donner vie aux créatures conçues par Kevin Titzer. Partout des bribes de sens puissantes et limpides. Nous avons été impressionnés par cette oeuvre d’art totale et universelle.»

-Stéphane Boivin, Blogue CEUC

« Les créateurs donnent naissance à plusieurs belles images, multiplient les références à l’histoire de l’art…»

-Christian Saint-Pierre, Revue de théâtre Jeu

 

Langue: Français ou espagnol / Public adulte / Durée 1h10

Spectacle en salle / Jauge 250 spectateurs / Obscurité requise

Dimensions de scène : Largeur 12 mètres, Profondeur 10 mètres, Hauteur 5 mètres

Le spectacle en tournée comprend 5 artistes et techniciens du Québec.

La compagnie peut bénéficier d’aide financière gouvernementale pour son déplacement international.

La Tortue Noire

La compagnie québécoise La Tortue Noire cumule depuis 2005 les expériences de création et de recherche en théâtre visuel et en arts de la marionnette contemporaine. Basée dans la ville de Saguenay, la compagnie a huit créations à son actif. Ses artistes s’intéressent principalement à la relation entre les objets manipulés et les corps expressifs. Ses spectacles sont présentés dans plusieurs pays.

Cie Luna Morena

La compagnie mexicaine Luna Morena a été fondée en 2001 à Guadalajara. Elle tente de faire tomber les barrières entre les différents langages afin de trouver un discours singulier et universel. Elle marie le théâtre de figures, de marionnettes, d’objets, d’ombres et de masques pour créer des univers sensibles et oniriques. Luna Morena compte plus d’une douzaine de créations diffusées internationalement.

Mémoires d’un sablier est la deuxième co-création qui a été produite conjointement par ces deux compagnies.

CONTACTS:

A l’international hors France: LA TORTUE NOIRE (Québec, Canada)

Direction générale : Sara Moisan / Direction artistique : Dany Lefrançois

Tel: 1-418-698-3403

latortuenoire@live.ca / www.latortuenoire.com

Pour la France : LA LOCOMOTIVE DES ARTS

Laura Dyens-Taar : 06 87 37 35 17

lalocomotive5@orange.fr

www.lalocomotivedesarts.com

 

PARTENAIRES: 

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INFORMATIONS UTILES:

FESTIVAL MONDIAL DES THEATRES DE MARIONNETTES DE CHARLEVILLE -MEZIÈRES  (FMTM – FRANCE)

DATES ET HORAIRES DE REPRÉSENTATIONS:

le mardi 19 septembre  2017 à 10h et 18h     (attention: complet à 10h)

le mercredi 20 septembre à 11h à 11h

Salle Chanzy. Numéro 31 sur le plan

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Télécharger le plan de la Ville

INVITATIONS POUR LES PROFESSIONNELS:

Contactez Laura Dyens-Taar, Directrice de La Locomotive des Arts au +33 (0)687 37 35 17 

ou par mail: lalocomotive5@orange.fr

 

 

 

 

LA LECON DE CHANT ELECTROMAGNETIQUE D’OFFENBACH

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La leçon de chant électro-magnétique

La Leçon de chant électromagnétique est une Bouffonnerie musicale dans laquelle, Toccato, un compositeur et professeur italien assez exentrique, se vante de pouvoir apprendre à chanter à n’importe qui grâce à une méthode scientifique « néo-nervoso-electro-magnétique ». C’est un paysan normand appelé Matois qui sera son premier cobaye et qui, après quelques passes magnétiques, se met à chanter comme un primo tenore !

Une manière de retrouver l’Offenbach facétieux que nous aimons tant !

Création de la mise en scène d’Yves Coudray au Festival Offenbach d’Etretat le 3 août 2017

bouffonnerie musicale
Paroles d’Ernest Bourget
Musique de Jacques Offenbach
le 20 juillet 1867 au Kursaal, à Bad Ems

Toccato : Yves Coudray  – Jean Matois : Marc Larcher

Etudes Musicales et piano : Nina Uhari
Adaptation et Mise en scène : Yves Coudray
Marionnettes et théâtre d’ombre : Damien Schoevaert

Costumes : Michel Ronvaux

Durée : 20 mn – Idéal en première partie d’une autre opérette de la troupe comme l’Ile de Tulipatan, M. Choufleuri ou La permission de 10h. 

S1 (7)Marc Larcher (à gauche) est Jean Matois le paysan, Yves Coudray (à droite) est le Professeur de chant avec sa méthode révolutionnaire

LA PRESSE EN PARLE

S1 (5) » La « bouffonnerie musicale » La Leçon de chant électro-magnétique (1867) s’y trouve ainsi quelque peu noyée, mais les deux protagonistes, Tocatto, professeur de chant et compositeur italien, et son élève Jean Matois, paysan normand, qu’il s’est juré de faire chanter « La Bigornaise » grâce à sa méthode révolutionnaire et malgré son peu de prédisposition, mettent rapidement le public dans leur poche par leur entrain communicatif. Yves Coudray trouve dans ce professeur illuminé inventeur de l’Ut de cœur (« très supérieur à l’Ut de poitrine »), un rôle à sa mesure, où ses qualités vocales et son expression scénique font merveille. Quant au paysan rétif, c’est Marc Larcher qui associe ses réparties impertinentes à des mimiques impayables et à une voix chaude et sonore, créant ainsi un personnage haut en couleur qui réjouira aussi bien ceux qui ont déjà suivi des cours de chant, que ceux qui ignorent tout de cette mystérieuse discipline  »
Jean-Marcel Humbert – Forum Opéra

Dans « La leçon de chant électro-magnétique », un impayable professeur (Toccato)
affirme avoir découvert le moyen de faire chanter n’importe qui, aussi inculte soit-il,
comme une vedette du lyrique. Un paysan normand (Jean-Matois) le met au défi… et ça
marche, au fil de quelques bouffonneries et d’airs enlevés, dont une succulente tarentelle
en duo. […]
La direction d’acteur est impeccable, avec des interprètes qui s’impliquent à fond.[…] On
ne s’ennuie pas une seconde, et l’on est heureux de découvrir deux des multiples bijoux
trop peu connus d’Offenbach.
Jean-Luc Macia – Opéra Magazine

Cette œuvre est une réjouissante pochade à deux personnages demandant de belles voix,
l’ouvrage n’étant pas sans difficultés pour les chanteurs. Un duo qui ne s’en laisse pas
compter, excellents chanteurs et formidables comédiens avec une diction infaillible.
Déchaînés, Yves Coudray, en superbe voix, Marc Larcher, en paysan désopilant parfait de
timbres et de présence, n’ont pas ménagé leurs efforts pour le plus grand plaisir d’un
public rapidement conquis. Une vive tarentelle irrésistible et le duo des passes
magnétiques en sont les meilleurs moments.
Michel Baille – Opérette

 

Note de Yves Coudray, metteur en scène :

Il s’agit là d’une pochade propre aux numéros d’acteurs les plus fantaisistes – le style est très proche de celui initié par Hervé dans les saynètes qu’il composait pour lui-même et Kelm, son partenaire privilégié (Le compositeur toqué, Don Quichotte et Sancho Pança, La fine fleur de l’Andalousie…). Les personnages y sont très caractérisés et la musique qui les accompagne ne l’est pas moins : Toccato – au travers duquel Offenbach se livre à une délicieuse satyre des compositeurs italiens à la mode – chante une tarentelle débridée, et Jean Matois,
en bon normand vante les mérites du cidre en une ronde propre à devenir une scie – ces deux numéros ont été bissés à la création.
Cette Leçon de chant électro-magnétique été créée aux Folies-Marigny en 1873
en complément de L’île de Tulipatan.

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Contact cie: Laura Dyens-Taar

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La Locomotive des Arts

lalocomotive5@orange.fr

Tel: 06.87.37.35.17

 

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Reprise de Paimpol… Osaka calling au Théâtre de l’Opprimé à Paris le 21/06/17

En ce moment

C’est dans le cadre du Festival MigrAction du Théâtre de l’Opprimé à Paris, que la Cie lyrique Ode et Lyre reprend son spectacle  » Paimpol…. Ozaka calling » écrit et mis en scène par Stéphanie Marco, le Mercredi 28 juin 2017 à 21h.

Paimpol-Sélek2

Informations pratiques:

Théâtre de l’Opprimé

78 rue du Charolais

75012 Paris

Métros : L.1 (Reuilly-Diderot), L.8 (Montgallet),

L.6 (Dugommier), L.14 (Gare de Lyon – sortie 9)

RER : A & D (Gare de Lyon – sortie 9)

Bus : L.29 (Charles Bossut)

Accessible aux personnes à mobilité réduite 

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Reprise de Paimpol… Osaka calling au Théâtre de l’Opprimé à Paris le 21/06/17

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C’est dans le cadre du Festival MigrAction du Théâtre de l’Opprimé à Paris, que la Cie lyrique Ode et Lyre reprend son spectacle  » Paimpol…. Ozaka calling » écrit et mis en scène par Stéphanie Marco, le Mercredi 28 juin 2017 à 21h.

Paimpol-Sélek2

Paimpol… Osaka calling le 28/06 au Théâtre de l’Opprimé à Paris

Informations pratiques:

Théâtre de l’Opprimé
78 rue du Charolais
75012 Paris

Métros : L.1 (Reuilly-Diderot), L.8 (Montgallet),
L.6 (Dugommier), L.14 (Gare de Lyon – sortie 9)
RER : A & D (Gare de Lyon – sortie 9)
Bus : L.29 (Charles Bossut)

Accessible aux personnes à mobilité réduite 

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Roland Dyens et Piazzolla

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Pendant 3 ans, Roland Dyens s’est pris d’une passion folle pour composer 10 arrangements de musiques d’Astor Piazzolla pour guitare solo. En septembre dernier, il nous laissait son oeuvre en héritage avant de partir vers un skaï apaisé. Les partitions éditées chez Oz, sublime oeuvre posthume de Roland, sortiront à la GFA, Guitar Foundation of America le 19/06 prochain à Fullerton en Californie. Arrangements d’une très grande précision et d’une rare difficulté pour ceux qui voudront y goûter et qui auront l’immense bonheur de les interpréter..

« C’est quelque chose » comme disait Roland ! Un immense merci au guitariste Roger Eon pour son minutieux et parfait travail de relecture, à Sergio Assad pour sa bienveillance et à Sylvain Lemay pour ses jours et ses nuits de déchiffrage du manuscrit. Et j’ajouterais toute mon admiration pour mon Roland qui a mis toutes ses forces dans l’achèvement de cet immense oeuvre avant de nous quitter ♡

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Roland Dyens – © Laurence Salvarez

« Je voudrais vous emmener en Amérique du sud. Depuis plusieurs mois je suis en immersion dans la musique de Piazzolla. Je savais que j’allais la rencontrer tôt ou tard, et c’est maintenant. Je suis en train de faire 10 nouveaux arrangements sur sa magnifique musique. Piazzolla, c’est un grand musicien, et ces arrangements sont difficiles à écrire car il n’y a rien de vraiment édité comme partition ou partition officielle. On doit alors écouter avec des oreilles d’éléphant pour prendre, pour piquer, et, le plus important, être le plus fidèle possible au style de Piazzolla. Et c’est très difficile parce que Piazzolla est comme un musicien de jazz, et pour moi, c’est un musicien de jazz, il improvise beaucoup et il faut capter sa mélodie. Et c’est quelque chose!  » Roland Dyens-Santa Monica-USA 2015

Adios Noniños, Chau Paris, Chiquilin de Bachin, Libertango,
Milonga del Angel, Oblivion, Primavera Porteña, Verano Porteño, Otoño Porteño, and Invierno Porteño !!! ❤️💓💞💗

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Roland Dyens (hommages)

Avec son habileté habituelle, il a réussi ce véritable tour de force de rendre évidents les passages qu’il semblait à priori impossible à réaliser sur notre instrument seul. Les guitaristes seront comblés par les «trouvailles» instrumentales dont Roland avait le secret et qui émaillent ces transcriptions. Roger Eon, mai 2017

 

Plus d’infos: contacter Laura Dyens-Taar, la soeur de Roland en mp par facebook

 

Article sur KIWI par Toute La Culture le 2 Juin 2017

Revue de Presse Tortue noire

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Mathieu Dochtermann / Toutelaculturel.com. Juin 2017.

Un « Kiwi » à la langue savoureuse, adapté par deux manipulateurs de talent à la Biennale des Arts de la Marionnette.

La 9ème édition de la BIAM s’est achevée vendredi 2 juin, sur un représentation du Kiwi de Daniel Danis, adapté par le Théâtre de la Tortue Noire pour deux comédiens-manipulateurs. Le texte brûlant et poétique de l’auteur québecois gagne une dimension supplémentaire dans les bascules subtiles entre jeu des comédiens et manipulations, tandis que le décor se construit en direct à partir d’objets dont la valeur symbolique ne se révèle qu’au fil de l’eau. Original autant que virtuose.

Dany Lefrançois et Sara Moisan ont créé leur adaptation de Kiwi il y a 10 ans déjà, à Saguenay, dans la Belle Province. Voisins, de ce fait, de Daniel Danis, ils avaient demandé à cet auteur peu ordinaire de leur accorder sa confiance pour adapter sa pièce, écrite pour des acteurs, au théâtre d’objets. De la langue magnifique et indomptée des personnages, de la situation dramatique qui aborde des sujets de société toujours actuels par un biais détourné mais viscéralement touchant, les co-fondateurs du Théâtre de la Tortue Noire ont tiré l’essence pour faire leur propre mise en musique, dans un univers réduit qui n’en est pas moins empli des échos de la fureur du monde.

 

 

Kiwi, c’est l’histoire de deux adolescents paumés, malmenés par la vie, des gamins des rues qui se trouvent et s’accrochent l’un à l’autre au milieu de la tourmente. Kiwi et Litchi, puisque tels sont les noms dont ils se sont baptisés pour signifier leur naissance à leur nouvelle vie, ce sont les porte-étendards de la jeunesse qui souffre et qui est laissée à l’abandon, de la pauvreté qui (sur)vit et se débat dans les interstices des mégapoles, du bétonnage triomphant, des victimes de l’ignominie ordinaire de ceux qui n’ont d’autre rapport au monde que celui de l’accaparation. Kiwi, c’est aussi une ode à la puissance du rêve, à la résilience de l’amour et de l’amitié, à la possibilité de reconstruire et de trouver du sens là même où les choses semblent devoir régner en maîtres. Un matériau violent et sans concessions, comme souvent chez Danis, qui n’hésite pas à mettre en scène drogue et prostitution juvénile, mais, comme d’habitude chez l’auteur, avec la lumière de l’espoir, toujours, comme un fanion. La poésie, lumineuse, est servie par une langue savoureuse, et s’incarne souvent des images fulgurantes, purement langagières, qui sollicitent l’imaginaire du spectateur (« Le ciel du printemps ! Kiwi, quand on voit ces canards blancs venus du Sud, on crie : Des oiseaux, des oiseaux ! La lumière ! La lumière ! »).

L’adaptation ouvre des interprétations et découvre de nouveaux cheminements au sein du texte, en réincarnant les enjeux symboliques du récit. Les personnages sont figurés par des têtes de poupées, que les deux comédiens-manipulateurs tiennent ou enfilent au bout de leurs doigts. La fluidité de leurs mouvements, la distance qu’ils savent instaurer avec les figurines pour leur donner la place d’exister en tant que personnages, alors même que l’incarnation bascule sans cesse et revient périodiquement à un théâtre de comédiens, sont tout simplement étonnants. On sent qu’il y a là le fruit d’une longue maturation, sur les 10 années où les deux interprètes ont pu perfectionner leur approche du jeu et de la manipulation.

Ce jeu se déploie sur et autour de deux tables, couvertes d’objets qui, d’abord offerts comme un fatras foutraque de vide-grenier poussiéreux, s’avèrent être les accessoires astucieusement choisis d’une mise en scène qui recycle les symboles de la ville pour mieux la figurer. Un espace menaçant, où les choses semblent avoir dévoré l’espace que les êtres pourraient occuper, et où les humains même sont figurés par des jouets qui soulignent leur statut d’agents réifiés d’un système inhumain.

Le texte gagne ainsi une dimension supplémentaire dans l’ordre du symbolique, alors que sa toile de fond, celle de l’expropriation et du « nettoyage » des quartiers pauvres d’une ville à l’approche des Jeux Olympiques, ainsi que de la déréliction des jeunes abandonnés à la rue, n’a fait que gagner en universalité. Le texte a été écrit avec l’intention de la montrer à un public adolescent; l’âpreté du texte et la violence des thèmes abordés conduisent les interprètes à systématiquement proposer une discussion en bord de plateau à la fin de la représentation.

La Tortue Noire participe au très recommandable Pyka Puppet Estival à Paris et Fontenay-sous- Bois, avec deux représentations de Kiwi les 6 et 7 juin, et une représentation du Petit cercle de craie le 8. La compagnie sera présente au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes cet automne.

Soyez libre, Cultivez-vous ! http://toutelaculture.com

Texte : Daniel Danis (copyright L’Arche Éditeur)
Mise en scène : Guylaine Rivard
Manipulation et interprétation : Dany Lefrançois et Sara Moisan Conception sonore : Michel Côté
Adaptation des éléments scéniques : Martin Gagnon Conception des costumes : Sara Moisan
Conception des éclairages : Isabeau Côté
Visuels: (C) Patrick Simard

 

LA TORTUE NOIRE REVIENT EN FRANCE DU 1er AU 8 JUIN 2017

En ce moment

LA COMPAGNIE DE LA TORTUE NOIRE A LA BIENNALE DES ARTS DE LA MARIONNETTE ET AU PYKA PUPPET ESTIVAL

Après leur importante tournée française en 2015, la Cie québécoise revient en France du 1er au 8 Juin 2017 jouer dans le cadre de deux festivals d’envergure, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) organisée par le Théâtre Mouffetard et le Pyka Puppet Estival organisé par le Théâtre Roublot.

Le Théâtre de la Tortue Noire apporte dans ses valises le spectacle « Kiwi » qui a déjà eu un beau succès au Canada, Québec, Mexique, Belgique etc…, ainsi que « Le Petit Cercle de Craie » d’après Brecht,  joué pour la première fois en France.

Kiwi

d’après un texte de Daniel Danis

Prix Chagall Award en 2009 dans le cadre du Festival Spectaculo Interesse

Kiwi Photo Patrick Simard (7)Kiwi, une jeune fille abandonnée par ses parents est recueillie par un gang de jeunes.  Ensemble, ils luttent pour leur survie. Nos héros, champions en résilience, nous racontent leur histoire troublante avec émotion et beaucoup d’action, sans jamais s’apitoyer sur leur sort. À l’aide de vieux objets récupérés, ils mettent en scène leur vie à la façon d’un road théâtre captivant. Ils ont l’un pour l’autre une tendresse infinie, qui parvient à illuminer leur existence, la transformant ainsi en une grande leçon de solidarité. La puissance évocatrice des images créées par la rencontre d’objets bruts et la justesse de l’interprétation renforcent le langage poétique du texte de Daniel Danis.

« Le spectacle a envoûté la majorité des spectateurs grâce à sa force de communication avec le public, la simplicité des lieux scéniques et l’engagement total de l’acteur envers son personnage. »  Revue Loutkar, République tchèque

DATES

∗ BIAM :

→Vendredi 2 Juin à la Salle des Malassis, Bagnolet à 19h30

∗ PYKA PUPPET ESTIVAL :

→Mardi  6 Juin au Théâtre de l’Atalante, Paris à 19h30 

→Mercredi 7 Juin au Théâtre Roublot, Fontenay-sous-Bois à 19h30

Voir le Dossier de Spectacle KIWI

Voir le Dossier pédagogique du Spectacle KIWI

Voir le teaser du spectacle

 

 

Le Petit Cercle de Craie

d’après « Le cercle de Craie caucasien » de Bertolt Brecht

– L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte

Septième création de La Tortue Noire, « Le Petit Cercle de Craie » est une adaptation légère du récit épique de Brecht mêlant conte, objets, marionnettes et musique. Cette épopée à la fois drôle et touchante nous 3-Petitcercledecraie-photo-Patrick.Simard - Copiefait vivre l’incroyable périple de Groucha, une servante du gouverneur Abaschvili. Lors d’un attentat révolutionnaire, le gouverneur est assassiné; son épouse fuit en abandonnant leur fils encore bébé. Pour sauver l’héritier du trône d’une mort certaine, Groucha s’enfuit avec l’enfant, pourchassé par les révolutionnaires. Elle devra se battre contre un soldat, faire un détestable mariage de raison, traverser un ravin sur un précaire pont de bois pour enfin aboutir devant un juge, réclamant, au détriment de la mère biologique indigne, le droit d’adopter pour de bon le poupon auquel elle s’est tant attachée et dévouée.  Un spectacle poétique et divertissant.

« Cette version théâtre d’objets du Cercle de craie caucasien est une réussite totale pour Sara Moisan et son équipe, elle qui joue et signe la mise en scène et l’adaptation avec Christian Ouellet » –  Revue Le Devoir, Canada

DATES

∗BIAM :

→Jeudi 1er Juin à la Maison de Développement Culturel, Gennevilliers à 20h00

∗PYKA PUPPET ESTIVAL  :

→Jeudi 8 Juin au Théâtre Roublot, Fontenay-sous-Bois à 19h30

Voir le Dossier du Spectacle  » Le Petit Cercle de Craie »

Voir le dossier pédagogique du Spectacle  » Le Petit Cercle de Craie »

Voir le teaser du spectacle

 

 

EN PRATIQUE:

Maison du développement culturel – 16 rue du Julien Mocquart – 92230 Gennevilliers

accès : Métro 13 arrêt « Les Agnettes, Asnières sur Seine » ou Bus 178 arrêt « Couture d’Auxerre, Gennevilliers »

téléphone : 01 40 85 60 92

 

 

Théâtre des Malassis – 36 rue Pierre et Marie Curie – 93170 Bagnolet

accès : Métro 3 arrêt « Gallieni » ou Bus 76 arrêt « Pierre et Marie Curie »

téléphone : 01 43 60 87 03

 

 

Théâtre Atalante – 10, place Charles Dullin – 75018 Paris

accès : Métro 2 ou 12 « Anvers », « Abbesses », « Pigalle » ou Bus 30 ou 54 arrêt « Anvers »

téléphone : 01 46 06 11 90

 

 

Théâtre Roublot – 95 rue Roublot – 94220 – Fontenay-sous-Bois

accès :  Bus 118, 124 arrêt « Les Rigollots » ou RER A arrêt « Fontenay-sous-Bois »

téléphone : 01 48 76 59 39

 

 

La Plaquette de la BIAM organisée par le Théâtre Mouffetard

Renseignements et invitations professionnelles:

La Locomotive des Arts

Accompagnement d’Artistes et de projets artistiques

Mail: lalocomotive5@orange.fr

Tel: 00 33 (6) 87 37 35 17

Site: http://www.lalocomotivedesarts.com

 

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MÉMOIRES D’UN SABLIER

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MÉMOIRES D’UN SABLIER – une coproduction La Tortue Noire (Québec) et La Luna Morena (Mexique)

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Un voyage impressionniste parcouru de symboles,

une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire

PROCHAINES DATES :

1 et 2 novembre / Festival international Festin de los Munecos à Guadalajara au Mexique

le 19 septembre  2017 à 10h et 18h et le 20 septembre à 11h au Festival Mondial des Théâtres de Marionnette de Charleville-Mézières. Salle Chanzy.

Contact: Laura Dyens-Taar / lalocomotive5@orange.fr / tel: +33 (0) 687.37.35.17

Marionnettes portées / jeu d’acteur / projections vidéo / objets

Dès que le sablier est retourné, la lumière et le temps commencent à prendre corps. Quatre interprètes fabriquent, habitent et anéantissent des espaces éphémères qui se mettent en mouvement comme des mécanismes d’horloge. Comme dans une danse improbable, les êtres humains et les objets s’amalgament et se confrontent. Les corps sont fragiles, vulnérables, insaisissables, évanescents.  Mémoires d’un sablier fait le récit d’une vie, juxtapose les souvenirs, les moments cruciaux, initiatiques, fragments de destin qui vont de la mort à la naissance, dans l’ordre et dans le désordre. Un voyage impressionniste parcouru de symboles. Une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire.

 

DISTRIBUTION

Mise en scène: Miguel Angel Gutiérrez, assisté de Paloma Domínguez ; Jeu et manipulation: Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois, Sara Moisan ; Marionnettes et objets scéniques: Kevin Titzer ; Création sonore: Guillaume Thibert ; Création lumières: Alexandre Nadeau ; Conception et manipulation vidéo: Andrée-Anne Giguère ; Costumes: Sara Moisan ; Texte: Jean-Luc Nancy, avec la voix de Rodrigue Villeneuve ; Régie: Isabeau Côté ; Fabrication du dispositif : Stéphane Bernier, Martin Gagnon, Kevin Titzer ; Aide à la direction d’acteurs: Guylaine Rivard ; Chorégraphie : Marie-Josée Paradis ; Direction générale: Sara Moisan ; Direction artistique: Dany Lefrançois ; Direction de production: Marilyne Renaud ; Document promo et photos: Patrick Simard

PRESSE

« Une chorégraphie parfaite. Ce temps qui passe, cette vie qui naît, qui apprend, puis qui s’évanouit, est incarné par une marionnette devant laquelle on s’émerveille.»

-Anne-Marie Gravel, Journal Le Quotidien

« Il y a tellement de belles images qui nous ramènent à notre propre vie. La finesse des manipulations effectuées par les comédiens se trouve magnifiée lorsque ceux-ci s’affairent à donner vie aux créatures conçues par Kevin Titzer. Partout des bribes de sens puissantes et limpides. Nous avons été impressionnés par cette oeuvre d’art totale et universelle.»

-Stéphane Boivin, Blogue CEUC

« Les créateurs donnent naissance à plusieurs belles images, multiplient les références à l’histoire de l’art…»

-Christian Saint-Pierre, Revue de théâtre Jeu

« MÉMOIRES D’UN SABLIER » L’empreinte du corps aux fils du temps : merveilles de technologies et fines manipulations ! PAULA GOMES 

Présente en juin dernier dans le cadre de deux festivals, la compagnie québécoise La Tortue Noire revient avec une nouvelle création  Mémoires d’un sablier coproduite avec la compagnie mexicaine Luna Morena et jouée pour la première fois en France à l’occasion de la 19ème édition du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes (FMTM) à Charleville-Mézières. Dans l’obscurité, un souffle se fait entendre puis un faisceau lumineux parcourt la salle, les prémices d’une exploration. Le sablier retourné active le temps qui s’invite sur la scène et éclaire peu à peu notre condition humaine, à travers le parcours initiatique d’une marionnette. Les espaces éphémères se mettent en mouvement comme des mécanismes d’horloge par l’action des quatre comédiens investis. Les images puissantes, symboliques, réelles ou projetées renvoient à l’existence précaire et à la virtualité croissante dans la société actuelle. Qu’est-ce qui anime l’Homme ? Quelles traces laisserons-nous ? De leurs corps physiques, évanescents ou métaphoriques, les interprètes entrent en résonance avec les créatures fragmentées ou objets manipulés et défient les éléments de la nature. Naissance et mort impromptues, respiration précieuse et un corps mystérieux parcouru comme un livre ouvert, une chorégraphie savamment orchestrée avec des personnages attachants et une danse à deux (ou plutôt à quatre) sensuelle ! Entre réalité et fiction, un voyage impressionnant et plein de tendresse dépeint en sept tableaux d’une grande poésie sonore et visuelle.

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Mémoires d’un sablier est une nouvelle création prometteuse. La Tortue Noire montre son savoir-faire et toujours plus d’originalité dans son travail, une deuxième collaboration réussie avec les artistes mexicains de la Cie Luna Morena. Le temps, thème omniprésent et universel marque les personnages, les corps et la matière. Il va à toute allure, se dilate et s’accorde même quelques arrêts. Ce projet particulièrement riche s’inspire d’œuvres littéraires du 20ème siècle, le texte de Jean-Luc Nancy en voif-off magnifie le corps. La mise en scène de Miguel Angel Gutiérrez donne la place au jeu des acteurs, aux corps en mouvement ou déformés et à d’étonnantes manipulations. De nombreuses disciplines sont utilisées ici avec une haute technicité : marionnettes portées, masques, son, lumière et cinéma. La dramaturgie est accentuée par le souffle de vie, le corps analysé de manière chirurgicale, les fils rouges sectionnés témoignent de la fragilité de l’existence annonçant une fin inéluctable. Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois et Sara Moisan sont de talentueux interprètes, ils font vivre avec finesse les marionnettes de Kévin Titzer. Place aux souvenirs, à l’imaginaire et à un peu de féérie dans cet hymne à la vie onirique et tendre. Face aux épreuves et au fil des ans, ensemble nous suivons le petit homme marchant vers l’avenir à grandes enjambées. Une véritable performance qui touche au plus profond de l’être !

 

Langue: Français ou espagnol / Public adulte / Durée 1h10

Spectacle en salle / Jauge 250 spectateurs / Obscurité requise

Dimensions de scène : Largeur 12 mètres, Profondeur 10 mètres, Hauteur 5 mètres

Le spectacle en tournée comprend 5 artistes et techniciens du Québec.

La compagnie peut bénéficier d’aide financière gouvernementale pour son déplacement international.

La Tortue Noire

La compagnie québécoise La Tortue Noire cumule depuis 2005 les expériences de création et de recherche en théâtre visuel et en arts de la marionnette contemporaine. Basée dans la ville de Saguenay, la compagnie a huit créations à son actif. Ses artistes s’intéressent principalement à la relation entre les objets manipulés et les corps expressifs. Ses spectacles sont présentés dans plusieurs pays.

Cie Luna Morena

La compagnie mexicaine Luna Morena a été fondée en 2001 à Guadalajara. Elle tente de faire tomber les barrières entre les différents langages afin de trouver un discours singulier et universel. Elle marie le théâtre de figures, de marionnettes, d’objets, d’ombres et de masques pour créer des univers sensibles et oniriques. Luna Morena compte plus d’une douzaine de créations diffusées internationalement.

Mémoires d’un sablier est la deuxième co-création qui a été produite conjointement par ces deux compagnies.

CONTACTS:

La Tortue Noire (Québec, Canada)

Direction générale : Sara Moisan / Direction artistique : Dany Lefrançois

Tel: 1-418-698-3403

latortuenoire@live.ca / www.latortuenoire.com

Contacts pour la France : La Locomotive des Arts

Laura Dyens-Taar : 06 87 37 35 17

lalocomotive5@orange.fr

www.lalocomotivedesarts.com

 

PARTENAIRES: 

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VOIR LE TEASER

VOIR L’INTERVIEW DES DIRECTEURS ARTISTIQUES DANY LEFRANÇOIS ET  MIGUEL ANGEL GUTIÉREZ