Opérette fantastique en un acte Livret de Eugène Mestépès Musique de Jacques Offenbach créée le 15 janvier 1857
Gaspard : Marc Labonnette; Jacques : Marc Larcher; Jeanne : Anaïs Constans Georget : Marine Chagnon
Etudes Musicales et piano : Nina Uhari Adaptation et Mise en scène : Yves Coudray Marionnettes et théâtre d’ombre : Damien Schoevaert
Costumes : Michel Ronvaux
Présenté au Festival Offenbach d’Etretat – Août 2017
Pour racheter son âme au diable, Gaspard doit obtenir de la femme de Jacques, un bucheron, qu’elle lui dise par trois fois, « je t’aime », aveu qu’il ponctuera de trois baisers. Malgré les tentations merveilleuses qu’il fait apparaître à ses yeux, Jeanne la très pure, la très croyante, de cède pas. Mails le maléfique Gaspard enlève son enfant…
La soirée du 19 octobre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris fut particulièrement émouvante avec un concert et une exposition en hommage au guitariste ROLAND DYENS.
Roland Dyens était professeur de guitare au CNSMDP (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris). Son assistant, Jean-Marc Zvellenreuther, ses collègues et ses élèves ont souhaité lui rendre un bel hommage en organisant un concert réunissant étudiants et anciens élèves dont certains sont devenus concertistes internationaux (comme Jérémy Jouve), ainsi que les élèves et professeurs des autres classes de guitare du CNSM et de la classe de percussions.
On peut lire sur le site du CNSM de Paris: « La disparition brutale de Roland Dyens a bouleversé le monde de la guitare. Ce musicien polyvalent qui jonglait avec les répertoires les plus divers était une véritable icône de son instrument. Admiré dans le monde entier, Roland Dyens défendait aussi bien la musique ancienne que la bossa nova, la création que le jazz. Ses élèves du CNSMDP, ses collègues, ses amis ont tenu à lui rendre hommage en ce jour où il aurait célébré son 62ème anniversaire. »
L’exposition comprenait de très belles photos de Roland Dyens prises par Bastien Burlot, Romain Bouet, ou Laurence de Savarez, des partitions de compositions et arrangements de Roland Dyens, de nombreux magazines de guitare dont il fit la couverture, ses disques, de la première K7 aux doubles-CD en passant par son vinyl de Villa-Lobos.
Il y avait aussi des photos du Maestro, depuis son enfance jusqu’à ses derniers concerts et avec ses amis guitaristes comme Odaïr et Sergio Assad, ou son Maître Alberto Ponce, de très nombreux articles de presse et interviews sur sa carrière et sa vision de la musique, les Prix qu’il a remportés, comme la Guitare d’Or, le Prix de la Composition … et le dernier attribué par la Guitar Foundation of America, le Artistic Achievement Award.
Sa guitare avec son repose-pied étaient bien-sûr en bonne place et les guitaristes pouvaient l’essayer, ce qu’ils firent avec émotion. Mais il y avait aussi ses objets fétiches qu’il amenait à ses master-classes et ses concerts à travers le monde : son petit cochon qu’il présentait comme son assistant pour dé-stresser les élèves, et les fameuses lunettes essuie-glaces.
Et des trésors comme sa première partition étudiée avec son professeur, Monsieur Maison : Les Jeux interdits, annotés de la main de Roland Dyens alors âgé de 9 ans ou encore son premier programme de concert au Centre Culturel de Meudon.
LE CONCERT au CNSMDP
Direction artistique : Jean-Marc Zvellenreuther en collaboration avec Laura Dyens-Taar – Présentation : Valérie Folco Direction musicale : Jean-Marc Zvellenreuther
Avec : Tristan Manoukian, Olivier Chassain, Caroline Delume, Giani Caserotto, Laurent Blanquart, Jérémy Jouve, Orestis Kalampalikis, Natalia Makovskaya, Cécile Rabemananjara, Remy Reber, Armen Denoyan, Jihyung Park, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Gabrielle Rubio, Micah Leem, Nikola Prokopcova, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago, Thimotée Vinour, Kyota Imoto, Benjamin Garson, Remy Patel, Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Emmanuel Jacquet et Valentin Dubois des classes de percussions du CNSMDP. Département des disciplines instrumentales classiques et contemporaines.
Près de 300 personnes ont assisté au concert des compositions et arrangements de Roland Dyens, pour guitare solo, duo et ensembles de guitare.
Voici quelques vidéos (amateures) du concert (vidéos Laura Dyens-Taar)
SAUDADE N°3composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther:
OSCARINA de Pinxiguinha, Arrangement de Roland Dyens interprété par Orestis Kalampalikis :
TANGO EN SKAI, composition de Roland Dyens, interprétée par Jean-Marc Zvellenreuther et Orestis Kalampalikis:
CONCERTO EN SI, composition de Roland Dyens. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther, Soliste Jérémy Jouve
Ensemble de guitares : Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasamoelina, Vincent Kappes.
TAMBOUROU, composition de Roland Dyens pour orchestre de guitares et 3 rangs de percussions. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther.
Commande du Staatliche Jugenmusikschule, Hamburg (Allemagne) – Années 2013. Hommage à Roland Dyens le 19/10/2017 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Direction: Jean-Marc Zvellenreuther. Avec: Natalia Makovskaya, Margot Fontana, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Omar Nicho, Maxime Sénizergues, Félix Belthoise, Dimby Rasoelina, Vincent Kappes (guitares) et Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem (percussions).
LE BOLERO de Maurice RAVEL, Arrangement de Roland DYENS pour ensemble de guitare. Cette « adaptation » (comme disait Roland Dyens) du Boléro de M.Ravel pour 10 guitares a été créée dans les années 1995 (à vérifier) et éditée en 2017 à la demande de la Guitar Foundation of America. (Révisions de Bastien Burlot et Orestis Kalampalikis). Jouée ici lors du Concert en Hommage à Roland Dyens au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, le 19/10/2017. Direction: Jean-Marc Zvellenreuther / Guitare soprano Orestis Kalampalikis / Guitare 1 Tristan Manoukian, Natalia Makovskaya, Margot Fontana / Guitare 2 Caroline Delume, Raphaël Feuillâtre, Baptiste Ramond, Guitare 3 / Giani Caserotto, Omar Nicho, Maxime Sénizergues /Guitare 4 /Jeremy Jouve, Felix Belthoise, Dimby Rasamoelina / Guitare 5 Olivier Chassain, Micah Leem, Nikola Prokopcova /Guitare 6 Gabrielle Rubio, Bogdan Mihailescu, Alexia Knopp, Sergio Santiago / Guitare 7 Remy Reber, Jihyung Park, Thimotée Vinour / Guitare 8 Armen Denoyan, Kyota Imoto, Benjamen Garson, Remy Patel / Guitare basse: Vincent Kappes. Et avec Corentin Aubry, Arthur Dhuique-Mayer, Aurélien Gignoux, Swann van Rechem, des classes de percussions du CNSMDP.
FRENCH POT-POURRI, composition de Roland Dyens, interprétée par le quatuor des élèves du Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Avec Raphael Feuillatre, Baptiste Ramond, Maxime Sénizergues, et Vincent Kappes.
Enregistré ici au Festival de Guitare de Paris, lors de la soirée en hommage à Roland Dyens en novembre 2016.
TUNIS, TUNISIE, 5ème mouvement de HAMSA, composition de Roland Dyens, interprétée par Olivier Chassain, Tristan Manoukian, Caroline Delume, Giani Caserotto
Quelques photos souvenirs:
La Lettre de Yael Dyens à son père :
Lettre au Mage.
Mon père n’aimait pas s’écouter jouer. Jamais je ne l’ai vu écouter un de ses disques ou regarder des vidéos de ses concerts.
Il ne sait pas ce qu’il rate !
Ce que j’aimais par dessus tout dans les concerts de mon père, au-delà du génie de sa musique, c’était son goût du spectacle et de la surprise. Aller à un concert de Roland Dyens c’était pour moi bien plus qu’assister à un récital de guitare classique : J’allais au spectacle. Il avait toujours une petite blague entre deux morceaux, une anecdote amusante à raconter à son public, ses improvisations en ouverture de récital, une tenue décalée (il y a 15 ans, il a joué un récital en pantoufles et j’espère qu’il ne m’en veut pas d’avouer la honte que j’avais eu ce soir-là alors qu’il croyait que cela me ferait sourire)…
Tout ceci rendait le moment unique et m’a appris dès plus mon jeune âge que la musique n’a pas de frontière.
Voilà comment j’aime définir le musicien et par dessus tout l’homme qu’était mon père : libre.
Pas une fois, il ne s’est bridé. Pas une fois, je ne l’ai vu s’interdire quoi que ce soit. Il aimait se surprendre, s’étonner, se découvrir encore et toujours. Saviez-vous par exemple que Roland Dyens était fan de Mc Solaar et de Stromae ? Il était un vrai curieux de la vie et de l’humain, une âme d’enfant. Il était profondément, et entièrement honnête. C’est d’ailleurs ce qu’il répétait à ses élèves du conservatoire : « Ne trichez pas, soyez honnêtes, et vous toucherez ».
Il laisse derrière lui le plus bel héritage au monde : son art. Jouer sa musique donne de l’écho au guitariste qu’il était, au musicien et avant tout à l’homme, d’une sensibilité, d’un humour, d’une générosité hors du commun.
Mais les mots ne suffisent pas : la plus belle manière dont nous pouvons parler de lui, c’est en musique. Un an après ton départ vers une autre vie, ta musique me console encore un peu plus ce soir et vient combler le silence glaçant.
Bon anniversaire Papa,
Ta fille Yael.
Photos: les enfants de Roland, Yael, Emmanuel, Sydney (à gauche) et Daphné (à droite)
Nous remercions chaleureusement :
Monsieur Bruno Mantovani, Directeur du CNSMDP qui a soutenu ce projet dès son origine en novembre 2016, Bérangère Lalanne, chargée de Productions, qui en a suivi l’organisation depuis le mois d’avril, les services techniques et administratifs du Conservatoire ayant participé à ce beau projet, Jean-Marc Zvellenreuther, ex-assistant de Roland Dyens au CNSMDP, (et comme lui, enfant de leur Maître commun, Alberto Ponce), qui a dirigé ce concert d’une baguette de maître, ainsi que les professeurs et les élèves des classes de guitare, et de percussions du Conservatoire.
Ainsi que tous nos partenaires pour l’exposition et le concert:
Le nouveau site ROLAND DYENS OFFICIEL est en ligne depuis le 19 octobre 2017 : http://www.rolanddyens.com/
La ROLAND DYENS FOUNDATION sera créée en 2018 pour préserver sa musique et la faire jouer partout dans le monde. Informations à venir. Si vous êtes intéressés, vous pouvez nous laisser un message sur la page facebook Roland Dyens in the sky ou en remplissant le formulaire ci-dessous ou en nous envoyant un message sur www.lalocomotivedesarts.com,
Bientôt, une adresse email sera créée pour communiquer pour la Roland Dyens Foundation.
Audition des élèves de Roland Dyens et de son assistant Jean-Marc Zwellenreuther – Avril 2014
Roland Dyens était professeur de guitare au CNSMDP (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris). Son assistant de cours, Jean-Marc Zwellenreuther et ses élèves ont souhaité lui rendre un bel hommage en organisant un concert réunissant élèves et anciens élèves dont certains sont devenus guitaristes internationaux (comme Jérémy Jouve), ainsi que les élèves et professeurs des autres cours de guitare du CNSM et des cours de percussions.
On peut lire sur le site du CNSM de Paris: « La disparition brutale de Roland Dyens a bouleversé le monde de la guitare. Ce musicien polyvalent qui jonglait avec les répertoires les plus divers était une véritable icône de son instrument. Admiré dans le monde entier, Roland Dyens défendait aussi bien la musique ancienne que la bossa nova, la création que le jazz. Ses élèves du CNSMDP, ses collègues, ses amis ont tenu à lui rendre hommage en ce jour où il aurait célébré son 62e anniversaire. « Direction artistique : Jean-Marc Zvellenreuther en collaboration avec Laura Dyens-Taar
II est sale, affamé, obèse. Il trône sur un univers qu’il manipule sadiquement. Dévorant l’immense quantité de vide qui l’entoure, il le recrache en un épais nuage de mots. Ce regard propose un regard tranchant sur notre pathétique quête d’identité, à l’époque du culte de l’égocentrisme.
Le texte Ogre a été finaliste du Prix du Gouverneur général du Canada.
ÉQUIPE DE CRÉATION
Texte : Larry Tremblay Mise en scène : Dany Lefrançois, en collaboration avec Sara Moisan Marionnette : Mylène Leboeuf Scénographie et objets : Chantale Boulianne Lumières : Alexandre Nadeau Son : Patrice Leblanc Assistance à la mise en scène et direction de production : Marilyne Renaud Assistance de production : Valérie Essiambre Photo de couverture : Patrick Simard
Coproduit par le Théâtre de La Tortue Noire et le Théâtre La Rubrique. Producteur exécutif : Théâtre de La Tortue Noire.
Interprètes : Éric Chalifour, Vicky Côté, Martin Gagnon, Sara Moisan
Représentations au Théâtre Mouffetard, diffuseur des arts de la marionnette à Paris, du 10 au 15 mars 2020.
Représentations à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, Québec, 14 au 23 novembre 2019
En première officielle au FIAMS-Festival international des arts de la marionnette de la marionnette à Saguenay, Québec, du 24 au 29 juillet 2019
En avant-premières à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, Québec, du 25 au 27 avril 2019
LA TORTUE NOIRE
La Tortue Noire cumule depuis 2005 les expériences de création, de recherche en arts de la marionnette contemporaine. Les artistes de la compagnie placent l’objet au centre de leur processus de création. C’est l’objet qui fait naître le geste, c’est l’objet qui est la portée sur laquelle s’écrit la mélodie du corps en mouvement. Préoccupés également par le travail de l’interprète, les artistes cherchent à aborder, de façon nouvelle la relation acteur/manipulateur. Leurs spectacles réunissent le jeu d’acteurs, les marionnettes, le théâtre de formes et d’objets.
La compagnie compte dix créations originales qui ont été diffusées au Canada, en Italie, au Mexique, en République Tchèque, en Belgique, en France et à Cuba. Les créations de La Tortue Noire ont reçu plusieurs prix dont le Gallery Chagall Award, une importante distinction décernée en République Tchèque pour le spectacle Kiwi « qui fait avancer le médium de la marionnette à des niveaux supérieurs ».
Organisme artistique à but non lucratif, La Rubrique est installée à Jonquière, au Canada. Elle assume aujourd’hui un mandat à 3 volets distincts quoique intimement liés : en création/production, en diffusion spécialisée, et dans l’organisation d’une biennale internationale vouée aux arts de la marionnette.
Depuis plus de 35 ans, la présentation d’œuvres de dramaturges québécois est au centre des préoccupations et de l’engagement de la compagnie. Depuis le début de ses activités en diffusion spécialisée (saison 2002-2003), La Rubrique a démontré un intérêt soutenu pour les arts de la marionnette. La compagnie a toujours considéré cette forme d’art non seulement comme essentielle mais comme une des plus dynamique et novatrice au sein de la grande famille théâtrale.
Le FIAMS est un événement biennal au rayonnement international se déroulant en région éloignée dont le mandat est de contribuer à la reconnaissance et au développement des arts de la marionnette en présentant des spectacles nationaux et internationaux qui témoignent de l’effervescence et de la diversité de cette forme d’art.
» Un théâtre dur, captivant, extrême, avec un fort impact psychologique ». Tommaso Chimenti, Word in Freedom (Italie)
» Un spectacle audacieux… Une performance théâtrale spectaculaire à bien des égards… Il faut saluer la performance de tous les artistes… Une mise en scène dépouillée, résolument moderne ». Mathieu Dochterman, toutelaculture.com (France)
» Mélange de réalité et fiction, cette caricature de la société égocentrique dans laquelle nous vivons n’a laissé personne indifférent ». Élie Duquetm, La Pige (Canada)
« Le texte de Tremblay, s’invente une vie, un entourage. Sous l’écriture, toujours très économe, surgit une débauche de fantasmes grotesques et impudiques. »-Journal Voir
« Cet admirable mise à nu des effets pervers des médias, c’est Larry Tremblay qui la signe. Avec Ogre, il ajoute une corde à son arc, celle de la satire sociale. » -Le Devoir
PRÉSENTATION DES PRINCIPAUX ARTISTES
Larry Tremblay, auteur
Larry Tremblay est écrivain, metteur en scène, acteur et spécialiste de kathakali, danse-théâtre qu’il a étudiée lors de nombreux voyages en Inde. Il a publié plus d’une vingtaine de livres comme auteur dramatique, poète, romancier et essayiste. Grâce à une succession ininterrompue de nouvelles pièces (Leçon d’anatomie, Ogre, The Dragonfly of Chicoutimi, Le génie de la rue Drolet, Les mains bleues, Téléroman, Cornemuse, Le ventriloque, Panda panda, L’histoire d’un cœur…), son oeuvre est aujourd’hui reconnue à l’échelle internationale. Ses pièces ont ainsi été traduites dans plus d’une douzaine de langues et ont été produites dans de nombreux pays. L’écriture de Larry Tremblay nous transporte dans des univers aux multiples significations. Son œuvre se distingue par la diversité des genres qu’il exploite. Son travail a été maintes fois récompensé.
Dany Lefrançois, metteur en scène
Diplômé en arts interdisciplinaires à l’Université du Québec à Chicoutimi, Dany Lefrançois a perfectionné sa formation en 2003 au Conservatoire d’art dramatique de Québec. Il a développé depuis une carrière artistique au sein de plusieurs compagnies dont le Théâtre les Amis de Chiffon où il a occupé les postes de marionnettiste ou metteur en scène pendant plus d’une décennie. Sa démarche artistique est aujourd’hui principalement axée sur la manipulation d’objets et l’animation de marionnettes. Il est fondateur, directeur artistique et créateur au sein du Théâtre La Tortue Noire. Il dirige dans le milieu scolaire de nombreux ateliers de création et d’initiation aux arts de la marionnette. Depuis 2013, il est également codirecteur artistique du FIAMS-Festival international des arts de la marionnette à Saguenay. Dany Lefrançois a été récipiendaire d’un prix Contribution artistique remis par le Conseil régional de la culture-SLSJ et corécipiendaire d’un Masque de la contribution spéciale décerné par l’Académie québécoise du théâtre. Le Conseil des Arts et Lettres du Québec lui a décerné en octobre 2019 le Prix du CALC – Créateur de l’Année.
Sara Moisan, collaboratrice à la mise en scène et marionnettiste
Sara Moisan détient une maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Chicoutimi. Comédienne depuis plus d’une quinzaine d’années, on a pu la voir dans les productions du CRI (Le Roi se meurt, L’Opération) du Théâtre 100 Masques (Les nuits blanches, Les Précieuses ridicules, La Serva Amorosa) du Théâtre La Rubrique (Le Festin, Les Sens) et avec Les Têtes Heureuses (Le Capitaine Fracasse, Guerre, La Cerisaie). Elle a également participé aux créations du Théâtre à Bout portant (Les Immondes, Rage). Elle est co-fondatrice, directrice générale et créatrice au sein du Théâtre La Tortue Noire. Elle a participé à la création deKiwi, Les Témoins, Daïdalos, théâtres d’un labyrinthe, Memento Mori, Mémoires d’un sablier et L’Autre dans la cité.Elle signe de plus la mise en scène du spectacle Le Petit cercle de craie. Elle est marionnettiste et interprète dans la majorité des spectacles de La Tortue Noire.
Éric Chalifour, acteur
Éric Chalifour est détenteur d’undiplôme universitaire interdisciplinaire en arts. Il est actif dans le milieu théâtral depuis une vingtaine d’années. On a pu le voir comme comédien dans une trentaine de productions avec Les Têtes Heureuses, le Théâtre La Rubrique, le Théâtre CRI, le Théâtre du Faux Coffre, le Théâtre à Bout Portant ou encore le Théâtre Les Amis de Chiffon ainsi que le Théâtre 100 Masques. Il a participé au travail de recherche sur le texte Revif pour ma soeur Ginette sous la direction de Jean-Paul Quéinnec. Il fait également beaucoup de mises en scène tant au théâtre qu’en art lyrique. Il a mis sur pied les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux du Québec de Saguenay d’hiver 2013.
Martin Gagnon, marionnettiste
Comme comédien, Martin Gagnon joue entre autre dans Les soirées du Grand Écart(Théâtre Cent Masques), Une heure avant,L’Espace entre Nous, Le désir,Cabaret des nuits blanches (Théâtre La Rubrique), Gargantua, Catatonie 1, Dër Cabaret(Théâtre CRI). Conjointement à son travail d’acteur, il développe une carrière de marionnettiste depuis 1999: Carton rouge sur carré vert, Une histoire dont le héros est un chameau et dont le sujet est la vie, Les trois cheveux d’or (Amis de Chiffon), Vie et mort du Petit Chaperon rouge en 8 minutes ralentieset Le Grand Oeuvre(Théâtre La Tortue Noire). Il travaille aussi à la construction de décors et de marionnettes pour le Théâtre la Rubrique et La Tortue Noire. Martin Gagnon est co-récipiendaire du Masque de la contribution spéciale 2003, pour la manipulation des marionnettes dans Poupzée (Théâtre CRI) .
Vicky Côté, marionnettiste
Vicky Côté est une femme de théâtre hyperactive et artiste multidisciplinaire très impliquée dans son milieu. Oeuvrant dans différents projets et productions autant auprès du Théâtre à Bout Portant que diverses compagnies ou festivals, elle agit sous plusieurs titres, dont ceux de metteure en scène, comédienne, marionnettiste ou conceptrice diverse. En tant que marionnettiste, on a pu la voir, entre autre, dans les productions du Théâtre les Amis de chiffon. Son dynamisme en fait une personne reconnue et engagée dans son milieu. En 2016, elle s’est vue décerner le prix John-Hirsh par le Conseil des arts du Canada.
Mylène Leboeuf-Gagné, conception et fabrication marionnette
Après avoir complété des études en arts visuels, Mylène a obtenu un diplôme universitaire en scénographie à l’UQAM, où elle s’est spécialisée en conception de décors, accessoires, masques et marionnettes. Depuis plus de 10 ans, elle travaille comme conceptrice sur plusieurs productions théâtres, télévisuelles et événementielles un peu partout au Québec. Elle a entre autre travaillé avec le Théâtre des Amis de Chiffons, le Festival International des arts de la marionnette à Saguenay, La Tortue Noire, le Théâtre à bout Portant, Jimmy Doucet, La Société d’Art Lyrique du Royaume, la troupe Les Fous du Roi, les Jeux du Québec, Atchoum, Jimmy Larouche, Pixcom, le Cosmodôme de Montréal, la Parade des Jouets de Québec.
CONTACTS
Pour plus d’information sur les diffusions en Europe, merci de contacter :
Laura Dyens-Taar,
La Locomotive des Arts, bureau d’accompagnement d’Artistes, en France.
La cie La Tortue Noire propose en parallèle à ses spectacles, des ateliers de théâtre d’objets ou des ateliers de découverte de la marionnette. Ils sont animés par Dany Lefrançois, comédien et directeur artistique de la compagnie.
Dans cet atelier interactif, l’artiste Dany Lefrançois dévoile les techniques de manipulation propres au théâtre d’objets et à la technique spécifique des marionnettes du spectacle Kiwi. Les participants apprendront à mettre en valeur leurs qualités et leurs habiletés d’interprètes et de manipulateurs, tout en découvrant les possibilités infinies du théâtre d’objets. Les participants appliqueront les bases de la transmission des émotions au travail de marionnettiste.
Au cours d’improvisations dirigées, les participants expérimenteront également diverses notions de manipulation : concentration, écoute, espace, mouvement, rythme, image, mécanismes de respiration et intensité. Ils développeront leur imaginaire en équipe au cours d’un exercice sur la création de personnages composés d’objets. Ils s’exprimeront aussi en commentant de façon constructive le travail de leurs partenaires. À la fin de l’atelier, les participants auront acquis un nouveau vocabulaire, auront pris conscience du caractère ludique et poétique de l’objet, de la puissance du marionnettiste et de la place incontournable des arts de la marionnette dans le théâtre contemporain.
Tarifs : 300 euros par atelier où l’artiste peut rencontrer 3 groupes différents à raison d’une heure par groupe. Tarifs dégressif selon le nombre d’ateliers.
Besoins : plusieurs objets issus du quotidien comme par exemple : ustensiles de cuisines, outils de bricolage, objets de différents couleurs, dimensions, matériaux, fournis par le programmateur ou par les jeunes.
Atelier d’initiation aux Arts de la Marionnette
Cet atelier est animé par Dany Lefrançois et s’adresse aux enfants à partir de 6 ans, jusqu’aux adultes. Au cours de cet atelier interactif, Dany Lefrançois présente les différents types de marionnette et en explique les techniques de manipulation : marionnettes à fil, à tige (photo), à doigt, à gaine, à gueule etc…
Dany Lefrançois apporte toutes les marionnettes.
Besoins : une salle avec chaises (ou pas) pour les enfants, 1 table pour le marionnettiste et un castelet (qui peut être fabriqué avec un portant et un tissu).
Durée : de 20 mn à 45 mn selon l’âge des enfants
Cet atelier est idéalement suivi du spectacle de courte forme « Le Grand Oeuvre » (20mn), ce qui donne une séance d’environ 1h au total.
Atelier d’initiation aux Théâtre d’ombres
Le théâtre d’ombres est un art très ancien dont l’origine remonterait à la Chine où le théâtre d’ombres et de marionnettes géantes est particulièrement pratiqué.
Pour faire une ombre, il faut un objet plutôt plat, une source lumineuse et un écran.
Dany Lefrançois propose un atelier d’une heure pour expliquer aux enfants la technique du Théâtre d’ombres et il n’y a rien de mieux que de pratiquer pour comprendre.
Une seule chose n’est pas possible dans cet atelier : tirer plus vite que son ombre, cela, seul le célèbre cowboy Lucky Luke à la chance de pouvoir le faire !
Contact: Laura Dyens-Taar / lalocomotive5@orange.fr / tel: +33 (0) 687.37.35.17
Marionnettes portées / jeu d’acteur / projections vidéo / objets
Dès que le sablier est retourné, la lumière et le temps commencent à prendre corps. Quatre interprètes fabriquent, habitent et anéantissent des espaces éphémères qui se mettent en mouvement comme des mécanismes d’horloge. Comme dans une danse improbable, les êtres humains et les objets s’amalgament et se confrontent. Les corps sont fragiles, vulnérables, insaisissables, évanescents. Mémoires d’un sablier fait le récit d’une vie, juxtapose les souvenirs, les moments cruciaux, initiatiques, fragments de destin qui vont de la mort à la naissance, dans l’ordre et dans le désordre. Un voyage impressionniste parcouru de symboles. Une traversée théâtrale onirique qui frappe l’imaginaire.
DISTRIBUTION
Mise en scène: Miguel Angel Gutiérrez, assisté de Paloma Domínguez ; Jeu et manipulation: Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois, Sara Moisan ; Marionnettes et objets scéniques: Kevin Titzer ; Création sonore: Guillaume Thibert ; Création lumières: Alexandre Nadeau ; Conception et manipulation vidéo: Andrée-Anne Giguère ; Costumes: Sara Moisan ; Texte: Jean-Luc Nancy, avec la voix de Rodrigue Villeneuve ; Régie: Isabeau Côté ; Fabrication du dispositif : Stéphane Bernier, Martin Gagnon, Kevin Titzer ; Aide à la direction d’acteurs: Guylaine Rivard ; Chorégraphie : Marie-Josée Paradis ; Direction générale: Sara Moisan ; Direction artistique: Dany Lefrançois ; Direction de production: Marilyne Renaud ; Document promo et photos: Patrick Simard
PRESSE
« Une chorégraphie parfaite. Ce temps qui passe, cette vie qui naît, qui apprend, puis qui s’évanouit, est incarné par une marionnette devant laquelle on s’émerveille.»
-Anne-Marie Gravel, Journal Le Quotidien
« Il y a tellement de belles images qui nous ramènent à notre propre vie. La finesse des manipulations effectuées par les comédiens se trouve magnifiée lorsque ceux-ci s’affairent à donner vie aux créatures conçues par Kevin Titzer. Partout des bribes de sens puissantes et limpides. Nous avons été impressionnés par cette oeuvre d’art totale et universelle.»
-Stéphane Boivin, Blogue CEUC
« Les créateurs donnent naissance à plusieurs belles images, multiplient les références à l’histoire de l’art…»
-Christian Saint-Pierre, Revue de théâtre Jeu
Langue: Français ou espagnol / Public adulte / Durée 1h10
Spectacle en salle / Jauge 250 spectateurs / Obscurité requise
Le spectacle en tournée comprend 5 artistes et techniciens du Québec.
La compagnie peut bénéficier d’aide financière gouvernementale pour son déplacement international.
La Tortue Noire
La compagnie québécoise La Tortue Noire cumule depuis 2005 les expériences de création et de recherche en théâtre visuel et en arts de la marionnette contemporaine. Basée dans la ville de Saguenay, la compagnie a huit créations à son actif. Ses artistes s’intéressent principalement à la relation entre les objets manipulés et les corps expressifs. Ses spectacles sont présentés dans plusieurs pays.
Cie Luna Morena
La compagnie mexicaine Luna Morena a été fondée en 2001 à Guadalajara. Elle tente de faire tomber les barrières entre les différents langages afin de trouver un discours singulier et universel. Elle marie le théâtre de figures, de marionnettes, d’objets, d’ombres et de masques pour créer des univers sensibles et oniriques. Luna Morena compte plus d’une douzaine de créations diffusées internationalement.
Mémoires d’un sablier est la deuxième co-création qui a été produite conjointement par ces deux compagnies.
CONTACTS:
A l’international hors France: LA TORTUE NOIRE (Québec, Canada)
Direction générale : Sara Moisan / Direction artistique : Dany Lefrançois
La Leçon de chant électromagnétique est une Bouffonnerie musicale dans laquelle, Toccato, un compositeur et professeur italien assez exentrique, se vante de pouvoir apprendre à chanter à n’importe qui grâce à une méthodescientifique « néo-nervoso-electro-magnétique ». C’est un paysan normand appelé Matois qui sera son premier cobaye et qui, après quelques passes magnétiques, se met à chanter comme un primo tenore !
Une manière de retrouver l’Offenbach facétieux que nous aimons tant !
Création de la mise en scène d’Yves Coudray au Festival Offenbach d’Etretat le 3 août 2017
bouffonnerie musicale Paroles d’Ernest Bourget Musique de Jacques Offenbach le 20 juillet 1867 au Kursaal, à Bad Ems
Toccato : Yves Coudray – Jean Matois : Marc Larcher
Etudes Musicales et piano : Nina Uhari Adaptation et Mise en scène : Yves Coudray Marionnettes et théâtre d’ombre : Damien Schoevaert
Marc Larcher (à gauche) est Jean Matois le paysan, Yves Coudray (à droite) est le Professeur de chant avec sa méthode révolutionnaire
LA PRESSE EN PARLE
» La « bouffonnerie musicale » La Leçon de chant électro-magnétique (1867) s’y trouve ainsi quelque peu noyée, mais les deux protagonistes, Tocatto, professeur de chant et compositeur italien, et son élève Jean Matois, paysan normand, qu’il s’est juré de faire chanter « La Bigornaise » grâce à sa méthode révolutionnaire et malgré son peu de prédisposition, mettent rapidement le public dans leur poche par leur entrain communicatif. Yves Coudray trouve dans ce professeur illuminé inventeur de l’Ut de cœur (« très supérieur à l’Ut de poitrine »), un rôle à sa mesure, où ses qualités vocales et son expression scénique font merveille. Quant au paysan rétif, c’est Marc Larcher qui associe ses réparties impertinentes à des mimiques impayables et à une voix chaude et sonore, créant ainsi un personnage haut en couleur qui réjouira aussi bien ceux qui ont déjà suivi des cours de chant, que ceux qui ignorent tout de cette mystérieuse discipline » Jean-Marcel Humbert – Forum Opéra
Dans « La leçon de chant électro-magnétique », un impayable professeur (Toccato) affirme avoir découvert le moyen de faire chanter n’importe qui, aussi inculte soit-il, comme une vedette du lyrique. Un paysan normand (Jean-Matois) le met au défi… et ça marche, au fil de quelques bouffonneries et d’airs enlevés, dont une succulente tarentelle en duo. […] La direction d’acteur est impeccable, avec des interprètes qui s’impliquent à fond.[…] On ne s’ennuie pas une seconde, et l’on est heureux de découvrir deux des multiples bijoux trop peu connus d’Offenbach. Jean-Luc Macia – Opéra Magazine
Cette œuvre est une réjouissante pochade à deux personnages demandant de belles voix, l’ouvrage n’étant pas sans difficultés pour les chanteurs. Un duo qui ne s’en laisse pas compter, excellents chanteurs et formidables comédiens avec une diction infaillible. Déchaînés, Yves Coudray, en superbe voix, Marc Larcher, en paysan désopilant parfait de timbres et de présence, n’ont pas ménagé leurs efforts pour le plus grand plaisir d’un public rapidement conquis. Une vive tarentelle irrésistible et le duo des passes magnétiques en sont les meilleurs moments. Michel Baille – Opérette
Note de Yves Coudray, metteur en scène :
Il s’agit là d’une pochade propre aux numéros d’acteurs les plus fantaisistes – le style est très proche de celui initié par Hervé dans les saynètes qu’il composait pour lui-même et Kelm, son partenaire privilégié (Le compositeur toqué, Don Quichotte et Sancho Pança, La fine fleur de l’Andalousie…). Les personnages y sont très caractérisés et la musique qui les accompagne ne l’est pas moins : Toccato – au travers duquel Offenbach se livre à une délicieuse satyre des compositeurs italiens à la mode – chante une tarentelle débridée, et Jean Matois, en bon normand vante les mérites du cidre en une ronde propre à devenir une scie – ces deux numéros ont été bissés à la création. Cette Leçon de chant électro-magnétique été créée aux Folies-Marigny en 1873 en complément de L’île de Tulipatan.